Butembo : des journaliers du fond social par l’entremise de CIBEC menacent d’entrer en grève

Un groupe des femmes et des hommes engagés par le Fond Social de la République par l’entremise de l’entreprise CIBEC pour la réhabilitation de certaines artères à Butembo menacent de sécher les activités. Ils accusent leur employeur de n’avoir pas honoré le payement de leur salaire dans le temps record, à chaque quinzaine du mois.

Les ouvriers parlent maintenant de deux quinzaines impayées. Ce lundi 12 août 2019, certains d’entre eux, en état de colère, se sont confiés à RMBB pour dénoncer une mauvaise prise en charge professionnelle.

« Si vous voyez de près, d’autres entreprises ont eu leur argent sans problème. Ce n’est que nous qui nous posons des questions. Alors nous travailleurs de CIBEC, pour que nous puissions avoir notre argent, il faut qu’il y ait vraiment des tiraillements ? Nous demandons aux autorités de Butembo et aux habitants de nous aider pour ce problème, puisque nous ne voulons pas que ceux qui viendront travailler dans cette entreprise puissent avoir les mêmes conséquences »,  a plaidé ce jeune engagé dans les travaux de réhabilitation des artères.

Radio Moto Butembo-Beni a contacté le responsable de l’entreprise de construction CIBEC pour sa version des faits. L’ingénieur HANGI de CIBEC fait savoir que le retard dans la paie des ouvriers est dû aux opérations bancaires. Il apaise que l’argent des nécessiteux est déjà disponible et qu’il leur sera remis incessamment.

« A notre niveau au CIBEC, nous avons trouvé un compromis avec le fond social qu’il fallait envoyer le rapport la quinzaine. Et c’est ce que nous faisons toujours. Lorsque nous envoyons le rapport des ouvriers, nous attendons que le fond social puisse nous approvisionner. Ce n’est qu’après que nous passons au payement des ouvriers. Alors la 5ième quinzaine qu’on doit payer, il est prévu qu’on la paye demain. Ce n’est que le samedi que le fond social nous a communiqué que l’argent a été viré sur notre compte », a-t-il rassuré.

Notons que le Fond Social de la République exécute des projets de développement à Butembo depuis quelques mois. Il emploie des personnes vulnérables étant dans le besoin des moyens vitaux. Faute de respect du contrat entre la Fond Social de la République et les ouvriers sur différents chantiers, ces ouvriers risquent de faire peiner nombreux ménages qui vivent mieux, ces jours, grâce au revenu des travaux qu’ils effectuent chaque jour.

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