Butembo : la société civile condamne l’indifférence du Bureau Conjoint aux droits de l’Homme face aux massacres de Beni

La coordination de la société civile forces vives de Butembo est surprise négativement du dernier rapport que le Bureau Conjoint des Nations Unies pour les droits de l’Homme a rendu public à janvier 2020 sur les violences de Djugu. Dans ce document, le BCNUDH a condamné les graves crimes contre l’humanité et le génocide contre le peuple Hema en Ituri.

Cette tribu a été majoritairement victime des massacres qui ont causé près de 701 victimes entre 2017 et 2019. La coordination urbaine de la société civile s’étonne que le Bureau Conjoint des Nations Unies pour les droits de l’Homme n’ait pas porté la même attention sur les massacres de Beni illustrant un génocide qui a déjà coûté la vie à plus de 2 mille personnes majoritairement des Nande sauvagement et délibérément
massacrés.

Cette inquiétude de la société civile de Butembo est contenue dans son message des vœux pour 2020 lu ce samedi 11 janvier 2020 par l’abbé professeur MUHINDO MALONGA Telesphore, Président.

« Le déversement des populations des pays voisins récemment dénoncé par son Eminence le Cardinal AMBONGO à l’issue de sa visite pastorale au diocèse de Butembo-Beni laisse croire que les massacres s’inscrivent dans une planification de l’élimination d’un groupe en raison de son appartenance ethnique, leur donnant ainsi le caractère d’un génocide. Il est également surprenant qu’un conflit moins meurtrier attire plus rapidement le bureau conjoint aux droits de l’homme. Ce sont des telles attitudes discriminatoires qui alimentent la thèse d’un complot international contre le peuple Nande », a-t-il lancé.

Une autre surprise désagréable du Président de la société civile de Butembo est la résurgence de cas d’Ebola pendant que l’on espérait la fin imminente de cette épidémie.

« A l’heure qu’on croyait l’épidémie d’Ebola être vaincue, nous regrettons d’apprendre la résurgence de nouveaux cas. Nous invitons donc chaque agent de la riposte et la population à la vigilance dans la détection et la prise en charge des cas », a-t-il sensibilisé.

Dans ce même message, la société civile invite les autorités à tous les niveaux, la population, les groupes armés à passer la paix avant tout.

En commentant les violences enregistrées dans les manifestations faisant suite au laxisme de la MONUSCO, la société civile de Butembo est claire. « Ces faits déplorables devraient inciter chacun et surtout les forces de la MONUSCO à sortir de leur statut d’observateur pour assurer efficacement leur mandat de protection des populations civiles car leur présence en RDC ne relève guère d’une promenade de santé ou d’un tourisme culturel », chute ce message.

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