Butembo : des veuves aux maris emportés par Ebola devenues objets de la risée au sein de la communauté (FJDF)

Après la mort de leurs maris, les femmes sont stigmatisées au sein de la communauté. Etat de lieu fait mardi 23 juin 2020 par maître Maguy Mpanza, chargée des programmes de vulgarisation au sein de l’organisation Femmes Juristes pour les Droits de la femme et de l’enfant, FJDF.

C’est à l’occasion de la journée internationale des veuves, célébrée le 25 juin de chaque année. Maître Maguy Mpanza a renseigné que les veuves n’ont plus le droit à un traitement humain, à l’héritage…

« En faisant un état de lieu à travers le pays et même ici chez nous, nous voyons que les veuves subissent plusieurs violations. Puisqu’ici et là, on peut les accuser de sorcellerie, d’être à la base de la mort de leurs maris et là on peut les traiter comme on veut. Elles sont privées de leurs tâches bien qu’elles sont reconnues comme des héritières. Nombreuses d’ailleurs sont expulsées de leurs domiciles juste après le mort de leurs maris. Mais aussi, les veuves des gens décédés par la maladie à virus Ebola, covid-19 sont stigmatisées. Parce que par ici, par-là, elles sont taxées d’être porteuses des virus d’Ebola voire le sida », a-t-elle déclaré.

En somme, Maître Maguy Mpanza invite certaines veuves qui se méconduisent, à prendre en main la responsabilité de leurs enfants. Aussi, elles ne doivent pas prendre cette situation pour se vulnérabiliser.

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