Nord-Kivu/Covid-19 : des enfants de moins de 10 ans devenus des acteurs indispensables dans le concassage des pierres à Lubero

L’arrêt des cours suite à la pandémie du coronavirus reste à la base de plusieurs abus faits aux enfants. Plusieurs écoliers de Lubero centre se livrent à la transformation des pierres en graviers et le transport du sable dans différentes rivières de la place. Les partenaires éducatifs appellent les responsables de l’éducation à mettre fin en cette pratique.

A Lubero, plusieurs écoliers sont devenus transformateurs des pierres en graviers. Même chose pour d’autres activités économiques. Ces enfants disent réaliser ces travaux dans l’objectif d’aider les parents dans la préparation de la rentrée scolaire prochaine.

« Nous faisons ceci pour aider les parents à trouver l’argent pour quelques fournitures scolaires », a mentionné cet enfant se confiant à RMBB. A côté, cet autre ajoute « quand je vends, je souhaite toujours que l’un de mes parents soit présent. C’est complexe ce travail parce que des fois les cailloux attaquent nos yeux ». « Après avoir puisé l’eau à la maison, je m’en vais chercher les graviers avant d’aller au champ. C’est au retour du champ que je concasse ces cailloux », laisse entendre cet autre.

Un enseignant rencontré par RMBB à l’endroit où les enfants exercent leur travail indique que ces travaux ne sont pas au niveau des enfants. Selon lui, ceux qui œuvrent dans les organisations de protection de l’enfant doivent redoubler des efforts sur ce plan.

« Je suis un peu impressionné. J’étais en train de me demander ce matin comment déjà ces enfants de moins de 10 ans sont matinaux en train de concasser les pierres. Juste vous dire que ça me touche profondément. Le message à donner et de demander à ceux qui ont les enfants dans leur responsabilité de savoir s’ils ont un œil tourné vers ces enfants. Est-ce qu’ils ont des soucis pour ces enfants ? », S’est-il interrogé.

Une nécessité d’ouvrir les écoles

De leur côté, les parents appellent le gouvernement à rouvrir les écoles. « Nous ne saurons pas nous-mêmes amener les enfants à abandonner cette activité. Nous savons que c’est un travail qui n’est pas à leur niveau. Si nous arrêtons ces enfants, ils commenceront à faire du n’importe quoi au quartier et c’est nous parents qui en subiront les conséquences. Voilà pourquoi nous plaidons pour la reprise des cours », a confié ce parent.

Pour rappel, toutes les activités scolaires et culturelles avaient été suspendues dans la deuxième quinzaine du mois de mars sur ordre du président de la République à cause de l’apparition de la Covid-19 au pays le 10 mars 2020. Du coup, les écoles restent toujours fermées jusqu’aujourd’hui.

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