Beni : l’armée promet de déférer devant la justice les « brebis galeuses » infiltrées dans ses rangs

A Beni, l’armée reconnait regorger certaines brebis galeuses en son sein. Se confiant à RMBB jeudi 23 juillet 2020, elle se dit déterminée à les déférer devant les instances judiciaires compétentes. C’est en réaction à l’appel des forces vives qui appellent  le comité urbain de sécurité à tabler autour de cette question qu’elle qualifie d’épineuse.

C’est la recrudescence de l’insécurité multiforme qui fâche la coordination urbaine de la société civile de Beni. Elle dit avoir documenté plusieurs cas de vol à mains armées dans les ménages, l’extorsion des biens, menaces de mort, meurtres et assassinats ciblés.

« Cette situation montre qu’au niveau de la ville l’insécurité règne en maitre. C’est pour cela que la société civile demande au maire, lui en tant que président du comité urbain de sécurité, de se mettre autour d’une même table pour se dire des vérités face à face à ce qui est de l’insécurité », a préconisé Kizito Bin Hangi.

L’autorité urbaine reconnait l’explosion de la criminalité dans la ville. Bakwanamaha Modeste regrette que les civils réquisitionnent les militaires et policiers pour régler leurs comptes.

« Nous nous rendons compte qu’il y a des tirs cibles. Vous avez un petit problème avec quelqu’un, il vous le règle par cette voie-là. Et là les services ne sauront pas contrôler qui a des problèmes avec qui », lance le maire.

L’armée, pour sa part, se dit consciente que son image a été ternie par les brebis galeuses. Antony Waluchay, porte-parole des opérations Sokola I indique que les militaires de ce genre seront déférés devant la justice.

« Nous avons pris la décision de tout mettre à la disposition de la justice. Nous savons que même au sein de la famille, il y a toujours des brebis galeuses. L’armée ne peut pas continuer à tolérer cela », a-t-il promis.

Selon les forces vives, l’insécurité à Beni vient de durer près de deux mois.

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