Nord-Kivu : l’économie bousculée par la perturbation du taux à Lubero

Le taux de change reste instable sur le marché en RDC. La situation reste une réalité. Les habitants de la commune de Lubero ont eu l’occasion d’en faire leur commentaire, vendredi 07 août 2020.

En effet, dans cette municipalité, un dollars américain, qui s’obtenait à 2 mille francs congolais, s’achète à 1700 francs congolais, soit à 1 600 francs congolais. « Rien ne justifie cette instabilité du taux de change », réagit la Fédération des Entreprises du Congo, Centre de négoce de Lubero.

Le vice-président de cette structure des opérateurs économiques déplore le fait que certains commerçants se font emportés par cette spéculation sur le taux de change alors que, selon lui, le panneau de change de la Banque Centrale du Congo, BCC, affiche 1 900 francs congolais comme taux à appliquer sur le marché.

Cette instabilité handicape le panier de la ménagère à Lubero, car constate-t-on, même si les commerçants de Lubero changent le dollar américain à  1 700 francs congolais, soit 1 600 francs congolais, ils vendent les biens de première nécessité, les produits manufacturés et les vivres au taux de 2 000 francs congolais. C’est le même comportement commercial constaté chez les revendeurs de crédit de communication pour la téléphonie cellulaire. 100 centimes converties à un dollars américains se vendent désormais à 2 400 francs congolais.

L’achat des forfaits internet à la banque virtuelle de Airtel (Airtel money) convertit un dollar américain à 2 050 francs congolais.

Cette situation économique choque les habitants de Lubero qui pensent qu’elle vient d’amplifier la crise qu’ils vivaient depuis l’avènement de la pandémie à Coronavirus. Ils appellent les autorités congolaises à s’impliquer le plus urgemment possible dans la stabilisation du taux de change partout en RDC. Nous vous rappelons que la Banque Centrale du Congo, le Gouvernement de la RDC et le Chef de l’Etat s’étaient donné, samedi 1ier août 2020, le devoir de stabiliser le taux de change, « dans un bref délai ». C’était à l’issue d’un conseil des ministres.

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