Nord-Kivu : le député promesse Matofali présente ses excuses pour avoir tenu un « langage déplacé »

L’honorable Promesse Matofali Yonama, député provincial élu de Butembo, s’est exprimé ce lundi 10 août au sujet de la polémique qui prend une grosse ampleur sur les réseaux sociaux. Au cours d’une interview avec la presse de Butembo, ce parlementaire a exprimé son regret d’avoir exprimé une idée en des termes mal placés. Il présente ainsi son Mea Culpa de l

Le tout est parti de son meeting de restitution à Vatolya-Mutiri samedi 08 août 2020. Là, un électeur a voulu savoir pourquoi l’honorable Matofali est permanent à Butembo en vacances parlementaires en plaidant seulement pour Butembo et non pour Beni. L’honorable Promesse Matofali Yonama demande pardon à la population de Beni-ville et territoire, Butembo et tout le Nord-Kivu.

« J’ai commis une erreur dans le langage parce qu’en donnant un exemple en disant que, si on tuait les gens à Beni, je ne pouvais pas pleurer comme si on tuait à Butembo, voilà le message qui a fâché… Ce n’était pas cela notre objectif. C’était plutôt de faire rapport à la population et de récolter les données. Humblement, étant serviteur de la population du Nord-Kivu, je présente mes excuses », a reconnu le député Promesse.

Humblement, l’honorable Promesse Matofali indique qu’il est préoccupé par la situation instable de Beni. Il en brandit pour preuves des interpellations qu’il a déjà formulées aux autorités pour que Beni vive sa paix souhaitée.

« Pendant que le gouverneur présentait son budget au niveau provincial, je lui ai montré qu’au niveau de la sécurité, le montant était minime. Alors avec cela, comment le gouverneur pouvait mettre fin à ce qui se passe à Butembo, à Beni, à Goma… Il y a aussi notre correspondance adressée au gouverneur pour qu’il saisisse la hiérarchie pour voir comment déplacer le camp de l’OZACAF vers l’extérieur de la ville… », a-t-il brandi.

« J’ai Beni en cœur. J’aime et je suis touché par ce qui se passe à Beni. Ce qui est arrivé, vraiment c’est un dérapage au niveau de notre langage. Veuillez me pardonner », conclut l’honorable Matofali.

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