Butembo-Collaboration des habitants de Kitakandi-Kyaghala avec une milice : quatre autres civils arrêtés

L’instruction du dossier de collaboration de certains habitants de Kitakandi-Kyaghala avec une milice se poursuit. A part le nommé Kyavu arrêté en début de ce mois d’aout, quatre autres personnes sont déjà sous état d’arrestation par les services militaires. Toutefois, une fille arrêtée dans le cadre du même dossier a déjà été libérée.

Les cinq personnes interpelées sont déjà transférées à l’auditorat militaire de Butembo. L’un des avocats conseils de celles-ci parle d’une arrestation arbitraire.

« Il n’y a aucun procès-verbal qui accompagne le dossier de mes clients jusqu’au parquet militaire, détachement de Butembo. Nous pensons qu’il faut tout simplement les libérer », clame-t-il ce jeudi 13 août 2020.

Contacté par Radio Moto Butembo-Beni ce jeudi, l’auditeur militaire de Butembo confirme la détention de ces personnes. Il attend que les officiers judiciaires de Rughenda lui transmettent les procès-verbaux pour qu’à son tour, il sache établir la culpabilité ou l’innocence des incriminés. Il note avoir rejeté la demande de les placer en liberté provisoire.

« C’est encore tôt de libérer qui que ce soit. Nous allons fouiller dans ce dossier avant d’envisager une telle option », a chuté le magistrat militaire Kapita Manu Théophile.

Pour rappel, certains habitants de la cellule Nyalulembe-Kitakandi se disent insécurisés par des agents de sécurité. Ils les accusent de s’être substitués en agents de garde de leur concession qui, du reste est conflictuelle. Ceux-ci ne tardent pas d’accuser leurs adversaires dans le conflit foncier d’être instigateurs des accusations selon lesquelles des habitants de cette cellule sont en connivence avec des miliciens.

Lundi 04 août, des militaires ont effectué une perquisition dans le domicile d’un certain Katembo Kalimuli Musafiri à la recherche d’une arme et trois chargeurs. On l’accuse de collaborer avec les maï-maï qui seraient en formation dans le but d’attaquer la position des militaires de Kitakandi accusés de protéger leurs adversaires dans leur conflit foncier.

Contacté mercredi 05 août 2020 par Radio Moto Butembo-Beni, le commandant régiment des FARDC basé à Rughenda, a expliqué que des investigations approfondies se poursuivent sur ce dossier. Le colonel Ombeni Murengesi Masua Copernic précise que ses militaires sont à Kitakandi pour des raisons sécuritaires et non pour prendre la défense de telle ou telle autre partie dans le conflit foncier susmentionné.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *