N-Kivu/Troubles de lundi 14 septembre à Oicha : les victimes de pillage appelées à porter plainte contre inconnu

Le bourgmestre de la commune d’Oicha demande à toute personne victime de pillage lors de la manifestation de lundi 14 septembre 2020 à Oïcha, de porter une plainte contre inconnu à la police afin de traquer les coupables. Kambale Kikuku Nicolas l’a dit au cours d’une interview accordée à la presse de Oïcha dans son office de travail ce mardi 15 septembre.

Selon le bourgmestre, les agents de l’ordre doivent s’appuyer sur ses plaintes pour mener les enquêtes.

“Nous leur demandons d’initier des plaintes contre inconnu. Puisque quand on va mener les enquêtes, il faut qu’on ait des plaintes là”, lance-t-il.

L’autorité communale a fait savoir que certains biens pillés ont été remis aux services spécialisés. Le bourgmestre qui ne donne pas plus de précisions sur les biens retrouvés et le lieu où ils ont été déposés.

“Certains matériels ont été remis. Mais nous continuons à appeler tout le monde qui sait qu’il a des biens qu’il a pillé, extorqué, de les remettre. Si j’ai parlé des matériels, on ne peut pas les citer. Il y a des informations que nous sommes en train de recouper”, précise-t-il.

Il faut dire que les corps de deux civils, tués dimanche soir par des agents de sécurité, ont été remis à leurs familles ce mardi pour inhumation.

En rappel, la commune d’Oïcha a été en vive tension lundi 14 septembre 2020. A la base, le meurtre de deux personnes la nuit de lundi à ce mardi 14 septembre 2020 à Oïcha-Kafeza. Tout serait parti d’une dispute entre jeunes en patrouille civile et militaires au quartier Masosi vers Kafeza. Ils ont ravi deux armes de deux agents de sécurité. Le troisième a résisté en tirant des balles qui ont tué deux personnes et blessé six autres.

Suite aux altercations de lundi entre agents de sécurité et jeunes manifestants, des dégâts énormes ont été enregistrés par le commandant de la PNC territoire de Beni. Le Colonel Jean-Pierre Wumbi qui s’en est désolé a parlé de 29 manifestants arrêtés après qu’un militaire a été tué et jeté dans un trou de latrines par les manifestants. Ces derniers ont ravi, selon lui, trois armes à feu dimanche et lundi des mains des militaires.

En outre, deux éléments des FARDC ont été déclarés portés disparus.

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