Président Tshisekedi à l’ONU : nous voulons d’une brigade capable de se débrouiller dans une guerre asymétrique

Des forces négatives ne cessent de menacer la paix en RDC et surtout dans sa partie Est. Ceux-ci attaquent la population et même les forces de défense et de sécurité congolaise et de la MONUSCO. Le président de la RDC qui s’est exprimé à ce sujet dans son discours prononcé en vidéoconférence à la 75e session de l’Assemblée générale de l’ONU, a déploré les massacres qui continuent à Beni.

Le Président de la RDC, Félix Antoine Tshisekedi a pris la parole vers 23 heures 30 de mardi 22 septembre.

Dans son speech, il a déploré les massacres qui continuent à Beni, Djugu et Rutshuru. « Ces groupes armés commettent des exactions et des des violations massives des droits humains notamment par des viols et des massacres à répétition des populations civiles à Beni, Djugu et Rutshuru. Ces groupes disposent des moyens qui leur permettent de poursuivre leurs activités.

Ces moyens proviennent souvent de l’exploitation illicite des ressources naturelles écoulées en dehors de la RDC avec l’aide de certains souteneurs », a-t-il indiqué.

Le Président Tshisekedi souhaite que ces réseaux de soutien de ces forces négatives soient démantelés. La position du Chef de l’Etat congolais au sujet du service que rend la MONUSCO est sans équivoque.

« En attendant que nous puissions nous convenir sur les contours définitifs de l’avenir de la MONUSCO sur le territoire national, le vœu de la RDC est de voir, pendant cette période de préparation à la sortie, le renforcement de la collaboration sur le terrain entre les unités de la MONUSCO et les FARDC afin que la puissance de feu attendue pour protéger la population soit effective. Ma détermination est de donner le plus possible le sourire aux populations de l’Est de mon pays. La RDC s’inscrit en faveur du principe d’accroître la capacité opérationnelle de la brigade d’intervention en la dotant d’unités spéciales adaptées à la guerre asymétrique que nous imposent des groupes armés à l’est du pays », a mentionné le Président de la République.

En rappel, les travaux de la 75e session de l’Assemblée générale de l’ONU ont été ouverts mardi 22 septembre 2020. Cette année, ces travaux se déroulent dans des conditions inhabituelles en raison de la pandémie de COVID-19. Tous les chefs d’Etat et de gouvernement n’ont pas fait le déplacement de New York cette année et vont prononcer leurs discours dans des vidéos enregistrées.

A l’ouverture, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a donné 100 jours à la communauté internationale pour arriver à un cessez-le-feu mondial. « Aujourd’hui, j’engage la communauté internationale à redoubler d’efforts pour que ce cessez-le-feu mondial devienne une réalité d’ici à la fin de l’année. Nous avons exactement 100 jours », a-t-il dit.

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