Nord-Kivu : le REDHO décrie l’insuffisance du nombre de magistrats dans les instances de Beni, Butembo et Lubero

Les instances judiciaires aux niveaux civil et militaire accusent l’insuffisance du nombre de magistrats. C’est ce que fait observer le Réseau pour les Droits de l’Homme, REDHO, à Beni-ville et territoire tout comme à Butembo et en territoire de Lubero. Ceci ressort de son rapport rendu public ce samedi 28 novembre 2020 après un monitoring effectué du 21 octobre au 21 novembre 2020.

Le REDHO amorce que la population du territoire de Lubero, en octobre 2020, dénonçait le blocage dans la tenue des audiences au Tribunal de paix de Lubero à cause de l’absence des juges.

Dans ses recherches, le Réseau pour les Droits de l’Homme note qu’en territoire de Lubero, il y a seulement un juge au Tripaix Lubero, un magistrat au Parquet près le Tripaix Lubero et un seul magistrat au parquet militaire détaché de Kanyabayonga.

Cette structure poursuit qu’en ville de Beni qui couvre aussi le territoire portant le même nom, le nombre de magistrats est de trois pour le TGI Beni, deux pour le Tripaix Beni,  deux magistrats au Tribunal militaire de garnison de Beni, quatre pour le parquet près le TGI Beni, trois pour le parquet près le Tripaix Beni et enfin deux magistrats au parquet militaire, garnison de Beni.

A Butembo, le constat est presque le même : le TGI Butembo a cinq magistrats, le Tribunal de commerce a un seul, le Tripaix Butembo ; six, le Parquet près le TGI Butembo a trois magistrats, le parquet près le Tripaix ; trois et enfin un seul magistrat pour le parquet militaire détaché de Butembo.

Des détenus perpétuels

Le REDHO indique que suite à l’insuffisance de magistrats, des détenus passent plusieurs jours dans des cachots sans être auditionnés, une lenteur s’affiche dans le traitement des dossiers, certains justiciables ne saisissent plus les instances judiciaires.

Bien plus, le REDHO constate que plusieurs citoyens se méfient des instances judiciaires en ayant tendance à recourir à la justice populaire.

Pour résoudre ce problème, le REDHO propose au gouvernement un recrutement des magistrats et aux magistrats d’accepter de travailler partout où ils sont affectés. Ce regroupement d’ONGDH recommande au Président du Conseil Supérieur de la Magistrature de sanctionner les magistrats qui refusent de rejoindre leur poste d’attache. En attendant, le REDHO encourage la population à avoir confiance aux instances judiciaires.

Patient Akilimali

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