Nord-Kivu/Fixation des frais de scolarité : un retour à la case départ  (SYECO et NSCC)

La fixation des frais de scolarité par l’autorité provinciale du Nord-Kivu suscite diverses réactions au sein de la classe sociale en territoire de Rutshuru. Ces réactions tombent juste quatre jour après la publication de cet arrêté par le gouverneur Nzanzu Kasivita. Ce mercredi 02 décembre 2020, la Coordination territoriale de la nouvelle société civile et le Syndicat des enseignants y voient presque un retour à la case départ avec des frais exorbitants pour les parents.

L’article premier de cet arrêté fixe les frais de fonctionnement, frais de transport, de minerval, bulletins, les frais de participation aux épreuves de fin de cycle.

Par contre, il supprime tous les frais de motivation des enseignants. Il insiste également sur la gratuité de l’école primaire dans les établissements publics.

Selon cet arrêté, les frais de fonctionnement varient entre 42 500 fcs et 60 000 fcs par trimestre pour les écoliers de la maternelle et élèves de classes de septième et huitième de l’éducation de base et ceux des humanités, du moins en milieu rural.

Jonas Pandasi, communicateur de la nouvelle société civile, déplore que les parents vont encore continuer de payer. « Nous trouvons que les parents sont appelés d’une manière indirecte de pouvoir supporter l’enseignement comme auparavant », se désole-t-il

Et pour le SYECO, le tarif des frais a donc haussé parce que les enseignants non encore pris en charge par le gouvernement doivent être supportés par les parents. « Auprès des parents c’est très cher, parce que les frais de fonctionnement ne signifient pas frais de motivation des enseignants. Et pourtant nous avons des enseignants qui sont là… Nous enseignants mécanisés, nous ne réclamons pas que les parents puissent nous payer. Ce que nous voulons est que cette gratuité soit effective », lance Isaac Mwanashaba, secrétaire permanent du SYECO.

L’article 10 de cet arrêté stipule qu’outre le fonctionnement de l’école, ces frais doivent servir à prendre en charge les NU en attendant leur prise en charge par le gouvernement.

Faustin Tawite

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