Rutshuru-2021 : le chef de Bwisha appelle ses administrés à la cohabitation pacifique

A ce dernier jour de l’année 2020, le Mwami, chef de chefferie de Bwisha, a adressé un message des vœux à ses administrés. Dans ce message, Jean Baptiste Katurebe a appelé les membres de la communauté à apporter leur contribution à la construction d’une société paisible par une acceptation mutuelle et la collaboration avec les services de sécurité. 

Le chef de chefferie de Bwisha a abordé plusieurs aspects de la vie de la communauté locale. Tout en reconnaissant que des efforts inlassables sont fournis pour que la paix s’installe dans le Bwisha, le chef de chefferie appelle ses administrés à livrer en temps les informations aux services habilités notamment l’armée, l’ANR et la DGM.

S’agissant de la question foncière, « l’un des plus grands défis que nous aurons à relever sans aucun doute sera la gestion efficace et équitable de nos espaces terriens. Il va de notre stabilité et de notre sécurité collective »,  dit Jean Baptiste Katurebe, ajoutant que « l’accès à la terre ne peut se faire exclusivement que par l’autorité habilité que je représente c’est-à-dire le chef de chefferie ». Celui-ci indique : « cette année qui s’achève, en collaboration avec les chefs de groupement et d’autres cadres de l’administration au niveau territorial et provincial, nous avons essayé de résoudre certains conflits fonciers tel que à Kakoma, Nyamborogota et Nyamuragiza ; Kisisile, en groupement Bukoma et à Rubare et Nvunganyi dans le groupement Gisigari ».

Quant à la question de la protection de l’environnement, le chef de chefferie de Bwisha rappelle que « le souci de l’autorité est également dans la préservation du parc national des Virunga, le PNVi, dans son intégrité territoriale originelle. Le PNVi doit retrouver sa splendeur et son prestige d’antan.»

Enfin, le chef de chefferie de Bwisha appelle ses administrés à une cohabitation pacifique. « Ensemble nous pourrons faire de grandes choses.  Et lorsque je dis ensemble, c’est-à-dire, tous dans notre diversité culturelle. Il faut que nous apprenions à vivre ensemble et s’enrichir de l’expérience de l’autre. Le rejet sur base de l’ethnie ne pourra que nous affaiblir. Apprenons donc à nous accepter mutuellement », conclut-il.

Faustin Tawite

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