Butembo : 3 assaillants précipitent leur mort dans deux attaques successives à Ivugha

Des présumés maï-maï ont attaqué la position des militaires sécurisant le site Ivugha de la Société des Techniques Spéciales Energie au Nord-Kivu, STS-ENK. L’assaut s’est passé vers 22 heures de mercredi 06 janvier 2020. Au cours de cette première attaque repoussée par l’Armée, le camp adverse a subi la perte de deux assaillants avant qu’un troisième augmente la liste ce jeudi. 

En fait, le maire de Butembo et tout le comité de sécurité se sont rendus sur le lieu tôt le matin de ce jeudi 7 janvier 2021. Cette centrale se trouve à Ivugha quartier Malende, commune Kimemi en ville de Butembo. Les autorités urbaines ont constaté les dégâts enregistrés. L’Armée a réagi promptement à cette provocation. Elle a fait subir au camp adverse deux morts.

Les FARDC ont en outre récupéré une arme à  feu, une manchette et un bâton. « Les morts sont deux des assaillants que les militaires ont vite repoussés avant qu’ils ne touchent les installations de STS ENK », décrit le maire de Butembo. Dans une interview avec les journalistes à Ivugha, maître Sylvain Mbusa Kanyamanda déplore la menace sécuritaire qui pèse sur la ville de Butembo et ses environs. Ainsi, le maire de ville appelle la population à être très vigilante au lieu de paniquer.

 « Au-delà des forces des ADF, il y a aussi évasion de la prison centrale de Beni. Ce qui fait que nous avons beaucoup d’inciviques qui surplombent la ville, et que depuis plus de deux, quatre mois nous sommes sous alerte. Les services nous donnent toujours des informations telles que la ville est surplombée par les mouvements de ces forces négatives », a mentionné le maire ajoutant que quelques collaborateurs des ADF arrêtés seront présentés à la population dans quelques matins.

Monsieur Anthony Claver est le directeur des opérations au sein de STS ENK. Il se félicite de la présence salvatrice des militaires affectés à la garde des installations de ENK.

 « Tout d’abord nous tenons à féliciter les forces armées empêchant ces individus de pouvoir aller plus loin dans leurs objectifs. Nous ne sommes pas tant inquiétés que ça parce que nous savons que nous sommes quand même bien encadrés. Vous constatez vous-mêmes que leur action n’a pas abouti. La centrale n’a pas été touchée. Donc, je suis sûr que les enquêtes même seront mieux approfondies pour pouvoir tirer des conclusions adéquates », a lancé monsieur Anthony Claver.

Aux dernières nouvelles nous apprenons la mort d’un troisième milicien. Il aurait tenté une nouvelle attaque contre la même position militaire. Notons que des miliciens avaient encore attaqué le site de Ivugha le 21 février 2020. Les assaillants avaient exigé la coupure du courant électrique. L’attaque de ce mercredi 06 janvier est la 4e menée contre le même site.

Esther Vwiravwahali

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