Butembo-Beni : Quel sens accorder au plantage des arbres mémoriaux pour les trois prêtres assomptionnistes ?

Les Evêques de la CENCO et de l’ACEAC ont planté trois arbres mémoriaux pour les trois prêtres assomptionnistes kidnappés depuis le vendredi 19 octobre 2012. C’était en marge de leur passage à Mbau dans la province du Nord-Kivu. Monseigneur Sikuli qui s’est confié à Radio Moto Butembo-Beni circonscrit que le plantage de ces arbres est une invitation à ne pas oublier ces prêtres.

Quel sens accorder au plantage et à la bénédiction de ces trois arbres ? En réponse, Monseigneur Sikuli Paluku Melchisédech reconnait qu’un arbre mémorial est valable pour une circonstance heureuse ou malheureuse. Il fait constater par exemple qu’il y a des faux figuiers à l’évêché qui marquent son sacre épiscopal et celui de son prédécesseur Monseigneur Kataliko.

Voilà pourquoi, Monseigneur Sikuli circonscrit que le plantage de ces arbres est une invitation à ne pas oublier ces prêtres.

« Ce sont des arbres précieux. Ça vient pour des circonstances douloureuses et heureuses. Pour dire ça, n’oubliez pas. On ne va pas oublier le père Anselme, le père Jean-Pierre mais aussi l’Abbé Charles », a-t-il expliqué avant d’enchainer « chacun peut interpréter comme il veut. Ils vivent encore au milieu de nous. S’ils sont décédés, ils intercèdent pour nous. Ils étaient dans l’exercice de leur mission, leur ministère. Ça veut dire que ce sont des martyres Pour quelle raison sinon on les aurait amenés ? Puisqu’ils ont gêné peut-être certains qui ne veulent pas la religion chrétienne ».

A ce stade, l’Ordinaire du lieu indique que l’heure n’a pas encore sonné pour qu’un procès de canonisation des prêtres kidnappés ou d’autres personnes enlevées soit amorcé. La raison, il faut que les services de sécurité communiquent d’abord sur le sort de ces citoyens.

« Pour ce qui nous concerne, nous ne savons pas ce qu’ils sont devenus. C’est qui peuvent se prononcer en cette matière, c’est une zone opérationnelle, c’est eux qui, nous le supposons, devraient avoir la possibilité de se renseigner pour savoir ce que sont devenus, pas seulement ces prêtres, mais aussi beaucoup d’autres personnes enlevées même avant les prêtres », interpelle l’ordinaire du lieu.

Les pères Anselme Wasukundi, Jean-Pierre Ndulani et Edmond Kisughu avaient été enlevés le vendredi 19 octobre 2012 depuis leur presbytère à Beni-Mbau. Pour leur part, les abbés Charles Kipasa et Jean-Pierre Akilimali ont été enlevés le dimanche 16 juillet 2017 aussi de leur presbytère à Bunyuka. Ces 5 prêtres et plusieurs centaines de civils restent en captivité. « Ne les oublions pas », insiste Monseigneur Sikuli Paluku Melchisédech.

Patient Akilimali

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