Conflits fonciers à Butembo : le curé de la paroisse de Misebere conseille l’acquisition des documents parcellaires

Le dossier de déguerpissement des citoyens dans l’affaire « Mboko » a affecté la paroisse Notre Dame de Banneux de Misebere. Le curé de cette paroisse se souvient aussi que plusieurs chrétiens ont été contraints de quitter leurs ménages. Pour éviter des désagréments du genre dans l’avenir, le père Musongya Mahamba, contacté par RMBB lundi 25 janvier, appelle toute la population à lancer le processus de se procurer les documents parcellaires pour obtenir la garantie de la sécurité.

« Avoir un document parcellaire, c’est être un bon citoyen à même temps un bon chrétien. Et cela protège contre les menaces des instigateurs des conflits terriers dans une entité », entame le curé de la paroisse Notre Dame de Banneux de Misebere.

Au cours d’une interview avec Radio Moto Butembo-Beni, le père Musongya Mahamba Jean-Marie Vianney témoigne que les autorités communales de Mususa et Bulengera lui ont facilité la tâche d’acquérir les documents couvrant les espaces paroissiaux.

Profitant de cette négociation, le père Musongya a profité d’introduire les dossiers de ses fidèles pour qu’ils puissent aussi avoir des taxes parcellaires. Se souvenant du calvaire que la population a dû endurer lors du déguerpissement, le père curé Musongya Mahamba Jean-Marie Vianney conseille à tout le monde d’avoir une taxe parcellaire. Il sensibilise qu’à partir du moment où vous avez un tel document, vous vous inquiétez moins en cas de conflits fonciers.

« La taxe parcellaire et le titre foncier valent mille fois que les actes de vente parcellaire », sensibilise le père curé Musongya Mahamba Jean-Marie Vianney qui enchaine « on a doté certaines de nos parcelles des documents. Pendant ce temps, on a entamé le processus de cadastre de la concession de la paroisse ».

Ce ministre de Dieu a précisé que le dossier  Mboko a affecté la paroisse Notre Dame de Banneux surtout au secteur Mutitiryo où le presbytère et l’église paroissiale sont érigés. A lui d’ajouter que la paroisse Misebere est en grande partie constituée des espaces inhabités qui font objets des conflits fonciers. D’où, ses appels à avoir les moyens de protéger sa parcelle contre toute menace. Chose qui passe par l’acquisition des documents parcellaires délivrés par les services habilités.

Georges Makeo

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