Lubero : la société civile documente plus de 12 cas de violence sexuelle à Njiapanda-Manguredjipa le mois de janvier 2021

Plusieurs cas de violence sont enregistrés le premier mois de l’année 2021 à Njiapanda-Manguredjipa, groupement Manzia en territoire de Lubero. Cette situation s’observe pendant cette période des vacances où la plupart de victimes sont des élèves, filles mineures. La société civile  de l’axe Butembo Manguredjipa dénonce le comportement des agents de sécurité qui se livrent à la corruption pour couvrir les auteurs des cas de viol.

Douze cas de violences sexuelles sont enregistrés depuis le début de l’année 2021 à Njiapanda-Manguredjipa. Parmi les victimes figurent des filles mineures violées en brousse à la recherche des bois de chauffage.

Ce taux exponentiel de violences rend inquiète la société civile. Jerlas Kaitsupa, président de la structure citoyenne indique que plusieurs autres cas sont isolés.

« Ce mois de janvier seulement, nous avons enregistré douze cas, à part les cas de violence basée sur le genre qui se sont élevés à plus ou moins 16. Les prédominants cas sont commis sur les mineurs.  Plusieurs autres cas sont isolés et ne sont pas dénoncés », s’inquiète-t-il.

Les responsabilités sont partagées. D’une part les parents qui abandonnent les enfants à la maison pour s’occuper des activités champêtres. La société civile dénonce aussi le comportement de certains agents de sécurité qui ne punissent pas selon la loi les auteurs des violences.

« Il y a l’impunité qui rend fréquents ces cas. Certains OPJ n’arrivent pas à punir comme il le faut. Ils sont avides d’argent et se mettent à faire des arrangements », dénonce-t-il.

James Lusenge

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