Audience générale : de retour de l’Irak, le Pape planche sur l’espérance d’un horizon de paix

L’audience générale du Pape ce mercredi 10 mars a planché sur son voyage apostolique en Irak. Le Pape François a relevé que « la Providence a voulu que cela ait lieu maintenant, comme signe d’espérance après des années de guerre et de terrorisme et au cours d’une dure pandémie ».

«Mon âme est remplie de gratitude. Gratitude à l’égard de Dieu et de tous ceux qui l’ont rendue possible», a-t-il souligné.

Le Souverain pontife est également revenu sur la dimension pénitentielle de ce pèlerinage en terre irakienne. «Je ne pouvais pas m’approcher de ce peuple martyrisé, de cette Église martyre, sans prendre sur moi, au nom de l’Église catholique, la Croix qu’ils portent depuis des années; une grande Croix, comme celle placée à l’entrée de Qaraqosh», a-t-il affirmé, évoquant les blessures «encore ouvertes des destructions».

Malgré ces plaies toujours béantes, le Pape a néanmoins été frappé par la joie de l’accueil de tous les Irakiens, heureux d’accueillir le messager du Christ.

«Le peuple irakien a le droit de vivre en paix, il a le droit de retrouver la dignité qui lui appartient», a poursuivi le Saint-Père. La capitale Bagdad a été détruite par la guerre, la guerre «qui est toujours le monstre qui, au fil des époques, se transforme et continue à dévorer l’humanité», a déploré le Pape François cité par le site du Vatican.

Par ailleurs, cette source indique que l’Eglise universelle vient de reconnaître HAEMI comme site international de pèlerinage. C’est là que des milliers de catholiques moururent en martyrs.  Ce sanctuaire est particulièrement vénéré par les catholiques coréens.

En fait, des milliers de catholiques furent rassemblés dans l’ancienne forteresse construite en 1491 pour se protéger contre des attaques de pirates pour qu’ils abdiquent leur foi lors des persécutions massives. Ceux qui refusèrent de renoncer à leur foi furent torturés, noyés dans les étangs des environs ou enterrés vivants dans des fosses communes. Entre 2.000 et 10.000 catholiques y perdirent la vie, dont 9 prêtres des Missions étrangères de Paris.

La Rédaction

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