Butembo : Ce calvaire des déguerpis du quartier Congo ya Sika

Les victimes du déguerpissement à Kikwangwa dans le quartier Congo ya Sika en ville de Butembo endurent des conditions de vie difficile dans les rues. Ils l’ont exprimé à l’occasion du premier dialogue avec la partie gagnante du procès ce jeudi 19 août 2021. Pendant ce temps, le propriétaire des maisons se refuse tout commentaire.

L’activité s’est déroulée au bureau de la commune Vulamba. Ils étaient environ 10 personnes parmi lesquelles des femmes. Ceux-ci étaient accompagnés de leurs chefs de cellule. Dans l’ensemble, ces victimes disent vivre difficilement en cette période. Les unes passent nuit dans la cour, d’autres dans les avenues, d’autres encore chez les voisins.

« En tout cas, nous sommes en train d’errer. On nous interdit d’entrer dans nos parcelles. Nous ne vivons nulle part. Nous passons nos journées en train de sillonner les avenues », raconte cette femme.

Le premier dialogue après lequel ces déguerpis se sont exprimés s’est passé vers midi de ce jeudi. Après les échanges qui ont duré au moins 30 minutes, les victimes ont déclaré leur insatisfaction au sujet des conditions posées pour accéder, chacune à sa parcelle. La partie gagnante demanderait aux propriétaires de 10 parcelles de lui remettre 25.000 dollars soit une moyenne de 2.500 par parcelle.

« Ils nous demandent de chercher d’abord de l’argent avant d’entrer dans nos maisons. Nous on se pose la question de savoir comment on va trouver de l’argent alors que nous sommes en train de déambuler ? », s’interroge cette autre victime.

Et d’ajouter « Nous sommes venus pour solliciter s’ils peuvent nous autoriser juste d’entrer dans les maisons, parce que nous manquons même dans quel ménage préparer la bouillie ».

De son coté, Kathatho Mbuluma, propriétaire de la concession en conflit, a été représenté par maitre Kasereka Mwanga, un de ses avocats conseils. Celui-ci ne s’est pas prononcé, affirmant attendre la suite favorable.

C’est depuis une semaine que 10 familles ont été déguerpies en cellule Kikwangwa du quartier Congo ya Sika. C’est une conséquence d’un arrêt de la Cour de cassation de Kinshasa. Pendant que les déguerpis se désolaient d’être chassés sans être avertis au préalable, le propriétaire des maisons affirmait être disposé à négocier.

Elvis Mungulika

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