Nord-Kivu : Hausse criante de cas de paludisme au centre de santé de Masimbembe à Mangina

Plus de 70 à 80 cas graves de paludisme sont enregistrés chaque mois depuis juin 2021 au centre de santé de Masimbembe dans la commune de Mangina en territoire de Beni. Ces statistiques ont été communiquées dimanche 22 août 2021 par l’infirmier titulaire de l’aire de santé de Masimbembe. Pour Kambale Kavwaro Justin, cette récurrence de cas de paludisme est due à l’automédication par les habitants de la zone.

L’infirmier Kambale Kabwaro a manifesté ses inquiétudes au cours d’une interview exclusive accordée à RADIOMOTO.NET ce dimanche. Cet infirmier titulaire de Masimbembe a évalué cette situation par rapport aux mois passés.

Ses statistiques dénotent une moyenne de cas enregistrés avant juin 2021 variant entre 30 et 35, contrairement au mois d’août 2021 où le taux monte jusqu’à 70 et 80 cas. Ce professionnel soignant attribue cette montée à l’insuffisance de moustiquaires imprégnées d’insecticides  au côté de l’insalubrité et de l’automédication dont font preuve les habitants de cette zone Nord de Mangina.

« Pour le paludisme, actuellement c’est compliqué ici chez-nous. Nous n’avons plus de moustiquaires imprégnées d’insecticide. Dans notre structure, ici nous connaissons actuellement la montée de cas de paludisme. Parmi ces cas là, ce sont les enfants qui sont le plus touchés et ces enfants là présentent des complications qui sont souvent mortelles comme l’anémie », a-t-il évalué.

L’infirmier Kambale kawaro tire la sonnette d’alarme à propos des pratiques susceptibles d’accentuer le paludisme dans son aire de santé de Masimbembe.

« Dans notre structure, les personnes qui sont là sont  toujours diagnostiquées en paludisme. Malheureusement, nos parents avant de venir à l’hôpital, ils songent d’abord à l’automédication. Ils nous amènent des gens après leur avoir administrés des médicaments traditionnels. Et ils les amènent à l’hôpital ayant déjà développé un paludisme grave. Ce qui est déplorable. Egalement, nous allons inviter la communié à faire l’hygiène du milieu», a-t-il lancé.

Outre le paludisme, l’aire de santé de Masimbembe fait face à plusieurs autres maladies hydriques. L’infirmier titulaire de Masimbembe cite par exemple la fièvre typhoïde qui vient en deuxième position dans le tableau de statistiques du centre de santé.

Aristote Sabuni

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