Beni : un afflux de déplacés signalé dans les entités du Ruwenzori

Un afflux de déplacés de guerre s’observe dans différentes entités du secteur Ruwenzori dans le territoire de Beni (Nord-Kivu). Cette situation est consécutive aux attaques rebelles en répétition contre certaines agglomérations de ce secteur et dans la commune de Bulongo la deuxième moitié du mois d’octobre 2021. L’autorité administrative de la place invite les déplacés qui quittent leurs domiciles pour d’autres, au respect des heures sécuritaires.

Les agglomérations qui se vident de leurs habitants à cause de turbulences sécuritaires sont notamment Kalembo, Mayele, Toya, libokora et Mutilipi. Les citoyens de ces entités sont accueillis dans différentes entités de ce même secteur. Dans sa communication ce lundi, le chef du secteur Ruwenzori a présentés ses sincères condoléances à toutes les familles éprouvées avant d’insister sur la dénonciation de tout mouvement de déplacés.

« Tout ce mouvement-là de la population, quel que soit en masse, doit être contrôlé par nos services, pour savoir qui est qui. D’ailleurs je profite d’informer qu’il y a déjà certains suspects appréhendés dans les mouvements pareils. Que la population nous supporte ainsi, mais attention si ce contrôle viole le droit de l’homme, s’il vous plait, ayez le temps de dénoncer. Dites-nous avant le temps pour que nous suspendions cette mesure au cas où ça soit une source de tracasserie », a lancé Sindiwako Bin Vuhaka Boozi.

L’autorité sectorielle appelle ces déplacés au respect des heures de circulation. « Aux déplacés, veillons sur temps parce que le plus souvent l’ennemi opère la nuit en promenade sachant que tu vas te déplacer. Il est mieux de le faire avant le temps que d’attendre 21 voire 22h car tu peux tomber dans les mains de l’ennemi soit de nos patrouilleurs qui sont déterminés dans la recherche de l’ennemi », a-t-il conseillé.

Notre source déplore le comportement de certains conducteurs de motos ou de véhicules qui ont profité de cette occasion pour investir. Pendant ce temps, la situation sécuritaire reste compliquée et préoccupante. Dans certains coins du secteur de Ruwenzori, la population vit la peur au ventre.

Richard Makulumbe

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