Goma : abandonnés, les sinistrés du volcan Nyiragongo totalisent plus de 5 mois au site de Kisoko-Katoyi  

Plus de 5 mois depuis que le volcan Nyiragongo entrait en éruption, plus de 160 familles sinistrées restent cantonnées dans le site de Kisoko-Katoyi, en ville de Goma.  Selon le comité de gestion des sinistrés interrogé par RADIOMOTO.NET en début novembre 2021, malgré les multiples alertes à l’endroit des autorités, il s’observe un grand silence que ces concitoyens sinistrés qualifient de mépris.

Monsieur Fidèle, premier conseiller du président du comité des sinistrés de Kisoko-Katoyi, résume en cinq, les gros calvaires que traversent les sinistrés.

“Au site Kisoko, la vie va du mal en pis. Nous n’avons ni toilette, ni eau, nous n’avons nourriture et il nous est difficile d’accéder aux soins de santé. En cas de maladie, c’est sauve qui peut ! En somme, nous ne comprenons pas comment ce ne sont que les faux sinistrés qui accèdent aux dons, pendant que nous les vrais, sommes abandonnés. Nous nous demandons c’est quoi la cause”, lance-t-il.

D’autres sinistrés comme lui dénoncent que malheureusement, les autorités sont restées sans attention vis à vis de ces compatriotes.

“Depuis que nous sommes ici, nous ne bénéficions que des visites des journalistes. Toutes les autorités sont informées de notre présence ici, mais elles ne font rien. Seule la première dame Denise Nyakeru nous avait doté de 200 matelas que nous avions à notre tour distribués aux handicapés physiques et aux femmes enceintes“, a-t-il mentionné.

Comme tel est devenue le cas, Hermelinda cette maman, 50 ans environ pense que c’est mieux que les autorités autorisent que les sinistres regagnent leurs parcelles, même sur la lave.

“Comme nous sommes déjà délaissés, que les autorités nous autorisent de regagner nos parcelles sur la lave. Nous subissons un traitement digne d’être soumis aux non Congolais. Ici nous mourrons de faim. Les bâches de nos abris sont toutes usées. En cas de pluie, nous dormons sous l’eau car nos cases deviennent submergées. Nos enfants tombent malades et nous ne savons que faire, toutes les nuits nous les passons sous les eaux. Outre ce don, nous n’avons plus reçu aucun autre”, a-t-elle lancé.

Recherchées pour leur version de fait, plusieurs sources sont restées injoignables. Au quartier Kasika par exemple, le chef de quartier n’était pas à son bureau, alors que le téléphone du responsable du service urbain de la protection civile ville de Goma est resté hors ligne.

John Tsongo

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