JM du Patrimoine audiovisuel : l’artiste Popal Isse regrette la disparition de certaines œuvres produites vers 2000

L’humanité célèbre, ce vendredi 27 octobre 2023, la journée mondiale du patrimoine audiovisuel. Au niveau local, la production des œuvres audiovisuelles n’a pas plus de 25 ans. Popal Isse Vosi, artiste musicien de Butembo qui a remis certaines de ses œuvres au Musée national, reconnait que certaines œuvres produites dans le domaine musical vers 2000 ont disparu ou carrément perdu leur qualité.

Cet artiste musicien note que lui a, quand même, décidé de remettre certaines de ses œuvres enregistrées sur des bandes magnétiques (cassettes : ndlr) vers les années 99, au Musée national, le 27 septembre 2023. C’était à l’occasion de la journée mondiale du tourisme.

Pour lui, ces supports pourront permettre aux nouvelles générations de comprendre comment l’enregistrement des œuvres musicales a évolué au fil du temps.

« La motivation était d’abord la conservation et l’archivage de la page historique de la culture bubolaise. C’est-à-dire, je voudrais marquer l’époque en conservant ces œuvres cassettes pour que la génération future puisse savoir la méthode dont on utilisait pour essayer de communiquer. Surtout de conserver notre culture à travers les supports matériels », a-t-il fait savoir.

Pourquoi beaucoup d’artistes musicien n’ont pas produit des œuvres audiovisuelles ?

Popal fait savoir qu’aux siècles passés, le processus était long et couteux pour la seule raison que tout se produisait à l’étranger d’une manière analogique. Aujourd’hui, l’évolution de la technologie dans le numérique a rendu la production et la conservation des œuvres audiovisuelles facile mais avec le danger de tout perdre en un clin d’œil si on n’est pas prudent.

« Pendant ce temps-là on avait sans doute de difficultés d’appareillage, de transport. Avant, on faisait la musique illustrative. Si tu parles de la rivière, il faut que vous alliez vers la rivière… Il n’y avait pas des effets spéciaux. C’était le naturel. Et puis, on n’avait pas la permanence des imprimeries. Pour dupliquer, on était obligé d’aller à l’étranger. Or aujourd’hui, tu peux filmer, tu mixes et le même jour tu envoies sur internet », a-t-il fait savoir.

Les principales archives des 20ème et 21ème siècles sont constituées de documents audiovisuels, films, émissions télévisées et enregistrements radio. Cette évidence a amené l’UNESCO à réfléchir, dès 2007, à la création d’une Journée Mondiale consacrée à ce phénomène.

Kakule Kilumbiro

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.