Butembo : la société civile de Ntoyo sonne l’alerte face aux conditions de vie difficiles qu’endurent les déplacés de guerre
Des déplacés de guerre venus de Ntoyo, dans le territoire de Lubero, endurent de conditions de vie difficiles en ville de Butembo puisque dépourvus presque de tout. Le président de la société civile de ce village a sonné l’alerte, ce mardi 11 novembre 2025. Mumbere Parchance César invite le gouvernement à sécuriser cette entité pour permettre aux déplacés de regagner dans un bref délai leurs foyers.
Au cours d’une interview accordée à RADIOMOTO.NET, Mumbere Parchance César affirme que le village de Ntoyo s’est vidé de presque toute sa population depuis les derniers massacres. C’est ainsi que de nombreux déplacés qui ont trouvé refuge en ville de Butembo mènent une vie pénible.
« Les habitants de Ntoyo-Kasenyi vivent actuellement en ville de Butembo. Ils disent faire face à des conditions de vie très difficiles, car ils n’ont ni nourriture, ni médicaments, ni logement. Nombreux sont ceux qui sont en train d’être chassés des maisons, faute de moyens pour payer le loyer. Nous sommes venus très nombreux, environ 90 % de la population de Ntoyo. Nous vivons difficilement ici », a-t-il alerté.
Mumbere Parchance César invite le gouvernement et autres bonnes volontés à venir à la rescousse de ces déplacés de guerre. Ce cadre de la structure citoyenne plaide également pour la pacification de la région pour que les déplacés rentrent dans leurs ménages et récupèrent leurs champs.
« J’appelle le gouvernement à pacifier notre zone. Nous aimerions rentrer chez nous. Je l’invite également à venir nous aider, parce que nous sommes en train de souffrir. Nous n’avons pas de nourriture, la zone est en train de mourir de faim. Nous demandons aussi d’être considérés comme de vrais Congolais », a-t-il plaidé.
Il est à signaler que la ville de Butembo héberge actuellement de nombreux déplacés venus de plusieurs villages du secteur de Bapere et de la chefferie de Bwaswagha. Ces citoyens congolais ont fui le massacre des civils dans des entités en proie à l’insécurité accentuée par les terroristes de l’Allied democratic forces (ADF).
Rosette Kamukehere