Butembo-Beni : l’Abbé Rukwata restitue les grandes lignes de l’acte d’engagement du processus de Nairobi III

L'Abbé Rukwata restituant les grandes lignes de l'acte d'engagement des groupes armés issu du processus de Nairobi III. Ph. Kakule Kilumbiro

La paix à l’Est de la RDC reste un processus de longue haleine qui demande de chacune des parties prenantes au processus d’y mettre du sien pour mener à port. C’est le point de Vue de l’abbé Aurélien Kambale Rukwata, point focal du processus de Nairobi au Nord-Kivu. Il s’est ainsi exprimé au cours d’une conférence de presse qu’il a animé ce mercredi 28 décembre au siège de la commission diocésaine Justice et Paix en ville de Butembo.

Ladite conférence a connu la présence de Monseigneur Sikuli Paluku Melchisédech, Evêque de Butembo-Beni, de Mwami Nzanzu Bonne année de la chefferie des Baswagha, du professeur Malonga Telesphore et du représentant de l’Eglise du Christ au Congo (ECC).

L’abbé Aurélien Rukwata restituait à la presse les grandes lignes de l’acte d’engagement du processus de paix de Nairobi III. Il noté que toutes les parties prenantes s’étaient engagées de contribuer à la restauration de la paix en RDC.

C’est par exemple les membres des groupes armés qui avaient accepté de déposer les armes sous certaines conditions que le gouvernement devra examiner pour leur permettre d’adhérer au processus de désarmement et réinsertion sociale.

« Il a été dit quelque part dans une des recommandations qu’on puisse bien identifier les groupes armés ; étudier les motivations des groupes armés ; certains groupes armés dans la séance, ils ont dit publiquement qu’ils sont prêts à déposer les armes pourvus que les conditions qui avaient fait qu’ils prennent les armes cessent. Et cette déclaration a été applaudi par les gens et c’est tombé dans les oreilles des autorités qui, je pense comprennent de quoi il s’agit (…) », a-t-il confié.

Parlant de la question des groupes armés étrangers, le point focal du processus de Paix de Nairobi III au Nord-Kivu a rassuré que cette question avait été longuement débattue. L’abbé Aurélien Rukwata a expliqué qu’il avait été décidé que ces groupes armés déposent d’abord les armes. Ensuite, ils devront renter dans leurs pays d’origine. En fin, chaque gouvernement devra impérativement dialoguer avec ses rebelles.

« On demandait à ce que les pays dont sont issus ces groupes armés étrangers, qui commettent tant d’atrocités sur notre territoire, rentrent chez eux. Et qu’on organise un dialogue impératif avec leurs pays d’origines. On a bien cité l’Ouganda et le Rwanda. L’Ouganda avec les ADF et le Rwanda avec les FDLR (…) », a-t-il révélé.  

D’autres rencontres d’évaluation du processus de Nairobi III seront organisées dans les villes de Goma, Bukavu et Bunia à partir du mois de janvier 2023 afin de planifier des actions en court, moyen et long terme dans la construction de la paix en RDC.

Kakule Kilumbiro

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