Beni : la SOFEPADI constate de nombreuses violences conjugales à Oïcha
Les violences conjugales, un fléau souvent passé sous silence, continuent de sévir dans la communauté à Oïcha et environs. C’est le constat fait par la SOFEPADI, une organisation féminine œuvrant dans la région. Furaha Masika, point focal de la SOFEPEDI à Oïcha, s’est exprimée ce vendredi 14 mars 2025 mars sur cette problématique, révélant qu’une dizaine de cas ont déjà été recensés depuis le début de cette année.
Dans un entretien avec RADIOMOTO.NET à l’occasion du mois de mars, dédié aux droits des femmes, Furaha Masika a partagé son constat inquiétant sur l’augmentation de cas de violences conjugales dans la communauté.
Selon elle, en 2024, pas moins de 67 cas de violences conjugales ont été recensés dans la commune d’Oïcha et environs. Depuis le début de cette année, déjà 12 femmes ont été victimes de ces abus, sans compter celles qui choisissent le silence.
“Nous savons qu’il y a plusieurs cas de violences conjugales dans la commune d’Oïcha. En 2024, nous avons établi les statistiques de 124 cas de violences conjugales. Certains ont été résolus par la réconciliation et d’autres ont été référés à la Justice”, a-t-elle fait savoir.
Alors que ces chiffres témoignent d’une réalité inquiétante, Furaha Masika appelle les victimes à briser le cycle du silence. Pour elle, chaque femme doit dénoncer ces actes inacceptables « qui ont des conséquences graves tant sur le plan physique que psychologique ».
“Quand vous êtes victime des violences conjugales, ne restez pas silencieuse. Des problèmes surviennent lorsque la personne qui subit cela, préfère se taire, sous prétexte qu’elle garde ses enfants”, a-t-elle regretté, encourageant les victimes de ces abus à dénoncer.
Selon les experts, l’impact de la violence conjugale ne se limite pas seulement aux victimes directes. Ils soulignent que ces abus affectent également les enfants, les proches et l’ensemble de la communauté.
Samy Kitha