Butembo : les Radios Moto éveillent la communauté sur les actions non-violentes de revendication

 

La population doit avant tout prendre conscience de son rôle de citoyen et exprimer ses revendications dans le strict respect des droits de l’homme. Tel est le message clé de l’atelier de formation portant sur les stratégies et modes de revendication pacifique. L’activité s’inscrit dans le cadre du projet « Promouvoir la consolidation de la paix par le dialogue » qu’exécutent les médias Moto.

L’atelier a réuni autorités politico-administratives et militaires, des groupes féminins, groupes de pression et mouvements citoyens à l’hôtel Butembo. Les facilitateurs, Jackson Bwahasa et Jacques Mukosa Senge, ont exposé sur des actions citoyennes et la communication pour le changement de comportement. Ces experts ont démontré que la paix n’est pas seulement un mot, mais un comportement. Dans une interview qui a résumé la matière du jour, Mukosa Senge a réitéré son appel à la population pour que toute revendication soit faite avec respect.

« … C’est un processus où tout le monde doit faire un effort pour mener des actions qui soient sensibles aux conflits ou à la violence. On doit se lancer dans la dynamique de la consolidation de la construction de la paix, qui est une dynamique. Les comportements doivent changer, parce que dans tous les cas on est dans une communauté où on est appelé à vivre ensemble », fait-il remarquer.

Vers la fin de la séance, un débat a été ouvert. Les citoyens ont déploré la lenteur de réaction des autorités face à plusieurs actions citoyennes. Ils ont cité notamment le silence de ces dernières depuis l’érection du Rond-Point Idengo. Ces participants se posent par exemple la question de savoir la position des autorités sur cette situation. Ils conseillent la souplesse des autorités.

« Je suis en train de recommander, surtout aux autorités, de chaque fois tenir compte des revendications des citoyens avant que le pire n’arrive. J’ai comme l’impression que les autorités attendent des troubles pour qu’ils agissent », analyse cette participante.

De son côté, la police appelle toute les parties au dialogue qui est un pilier de la paix. « S’il se pose une chose ou un problème dans la communauté, vraiment inutile de diaboliser qui que ce soit. C’est question de se mettre ensemble pour voir le problème, c’est quoi ? Comment y trouver solution ? Et ensemble nous nous mettons pour dégager une solution », conseille le policier.

Ce projet a été initié par le réseau des Radios Moto Oicha, Butembo-Beni et Kirumba sous le soutien financier de l’organisation Espagnole UYAMA.

Esther Vwiravwahali

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