Sous-division d’Oicha : près de 1 000 écoliers absents aux épreuves de l’ENAFEP 

Au moins 942 cas d’absences des écoliers  ont été enregistrés aux épreuves de l’Examen national de fin d’études primaires dans la sous-division de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté d’Oïcha. Ces chiffres ont été livrés ce vendredi 5 juin 2026, dernier jour de l’examen, par l’inspecteur chef de pool du primaire. Il explique cette situation notamment par l’insécurité qui a provoqué le déplacement de plusieurs familles. Les centres de passation de Mbau et d’Oïcha figurent parmi les plus touchés après la récente attaque attribuée aux ADF dans la région.

Selon Kambale Mukokoma Gédéon, inspecteur chef de pool du primaire, plus de mille cas d’absences ont été enregistrés lors de la première journée des épreuves dans l’ensemble des centres de la sous-division d’Oïcha. Il attribue cette situation aux déplacements de populations consécutifs à l’attaque de Mbau ainsi qu’aux rumeurs sécuritaires qui ont circulé dans la commune d’Oïcha. 

Toutefois, précise-t-il, une soixantaine d’écoliers absents le premier jour ont finalement rejoint les centres de passation le deuxième jour. Au total, au moins 942 absences ont été enregistrées durant ces épreuves certificatives. 

“Les absents, nous en avons eu. Et surtout qu’hier, au premier jour, ça a été vraiment une journée très problématique. Avec les secousses qui ont eu lieu à Oicha et à Mbau, il y a eu des absents qu’on a enregistrés. Il y a plus de 1000 enfants que nous avons identifiés. Mais heureusement, au deuxième jour, il y a eu quelques enfants qui sont venus participer aux épreuves du deuxième jour. Et il y a eu une affaire de 60 enfants que nous avons reçus aujourd’hui pour participer aux épreuves du deuxième jour pendant qu’ils étaient absents hier. Certains ont fui vers Beni. Ils ne pouvaient pas rentrer directement dans leurs centres de passation », a-t-il déclaré. 

L’inspecteur rassure cependant que le cas des candidats ayant manqué la première journée sera examiné par le comité sous-provincial lors des délibérations.

“Le sort, nous allons nous asseoir en comité sous-provincial et puis on va siéger ce qu’on appelle le conseil de délibération. C’est là que la décision va sortir pour décider de leur sort. Mais sinon, à partir des points qu’ils ont eus au deuxième jour, le comité peut définir une modalité”, a-t-il rassuré. 

Au-delà de ces absences, Kambale Mukokoma Gédéon indique, par ailleurs,  que les épreuves se sont globalement déroulées dans le calme et sans incident majeur dans les 40 centres de passation que compte la sous-division d’Oïcha.

Samy Kita Désiré

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