Boycott des activités parlementaires : la population du Nord-Kivu et de l’Ituri doit accompagner la lutte de ses élus (Isaac Mutanga)
Toutes les populations des provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri doivent accompagner, par des actions concrètes, les députés élus de ces deux provinces qui ont suspendu leur participation aux activités de l’assemblée nationale pour pousser le gouvernement congolais à trouver les solutions durables aux massacres des civils par les ADF. C’est le point de vue de Maitre Isaac Mutanga, président national du parti politique Nouveau Congo.
Il s’est confié ce lundi 15 juin 2026 au micro de la Radio Moto Butembo-Beni. Il fait observer qu’il y’ a une disproportion des forces dans la recherche des solutions à la question des massacres des civils et la guerre d’agression de la RDC par les rwandais à travers le M23.
« La question des massacres chez nous au Nord-Kivu et en Ituri et bientôt comme ça se pressent dans le Haut-Uélé semble être banalisée par certains responsables du pays parce que si vous appréciez même l’effort fourni pour endiguer la guerre, les sacrifices consentis dans la guerre des ADF vous allez constater une véritable disproportion. Aalors qu’en réalité la guerre qui cause beaucoup de victimes c’est celle des ADF parce qu’ils tuent des personnes non-combattante, ils incendient des villages et là où ils sont il n’y a plus espoir de vie. Donc vous voyez alors moi je me dis en dépit de tout ce qu’on peut faire comme commentaires je crois que c’est une bonne initiative, il appartient à nous qui ne sommes pas aux affaires de leur emporter les pas pour faire attendre la voix des victimes de ces atrocités », analyse Isaac Mutanga.
Maître Isaac Mutanga trouve que la lutte que les députés ont engagée est noble. Par conséquent, ils ne doivent pas céder aux intimidations politiciennes de leurs partis politiques. Ils doivent savoir que le combat qu’ils ont ouvert rentre dans la lutte pour droit à la vie. C’est pour cela que Maitre Isaac Mutanga recommande aux députés d’associer le peuple qui les a élus pour contraindre le gouvernement à agir.
Le droit à la vie c’est le socle de tous les autres droits. C’est quelqu’un qui a en vie qui peut revendiquer la liberté d’expression, la liberté de manifester et ainsi de suite. Et que donc ils se battent pour quelque chose de plus fondamental pour leurs électeurs. Je ne dirai pas, je ne fixerai même pas de limites. Ils doivent faire tout ce qui est à leur pouvoir pour amener le gouvernement à se pencher avec sérosité sur la question des ADF. Parce qu’on gouverne pour résoudre des problèmes. Vous savez, si la question des avait été prise au sérieux dès le début moi je pense qu’aujourd’hui on ne parlerait plus de ces terroristes-là. Mais comme on l’a banalisé, on a pris ça comme de la blague parce que vous savez, quand on décrétait l’état de siège, moi je me disais voilà maintenant le gouvernement commence à s’intéresser à la question. Mais lorsque vous voyez les mesures d’accompagnement de l’état de siège, vous sentez que c’était de la poudre aux yeux, poursuit-il.
C’est dans ce sens que le président du parti politique Nouveau Congo appelle les forces vives, les groupes des pressions et mouvements citoyens et d’autres personnes de bonne volonté à alerter par tous les moyens les instances susceptibles de trouver solution aux massacres des civils par les ADF.
Kilumbiro Jean-Pierre