Butembo-Beni : le point sur la quasi-paroisse de Ngitse après 2 ans d’existence
Deux ans après l’installation des prêtres diocésains dans la quasi-paroisse Saint-Prospère de Ngitse, l’abbé responsable de cette entité ecclésiale témoigne du bon déroulement de la pastorale à travers ses trois secteurs. Il s’agit de Ngitse, Kaliro et Kasongwere. L’abbé Moïse Wasanalo s’est exprimé à l’occasion du deuxième anniversaire de cette quasi-paroisse jeudi 25 juin 2026.
L’abbé curé atteste que les chrétiens demandent et reçoivent les sacrements sans se gêner. Il s’enthousiasme de 76 mariages conclus et bénis l’année passée. Le curé de Ngitse indique qu’au-delà du petit nombre de chrétiens, leur unité leur permet de réaliser de grandes choses. Pour les chrétiens, ils rêvent de construire une salle polyvalente qui devra servir de cadre pour la réception de différentes manifestations, renseigne l’abbé Wasanalo.
“Les chrétiens, malgré leur nombre, ils arrivent aux célébrations eucharistiques et ils sont prêts à offrir le peu que le Seigneur leur donne. Donc ils sont prêts à collaborer avec nous, les prêtres, et les contributions qu’on peut nous demander, ils sont prêts à les donner malgré leur situation financière ou leurs sources de production. Oui, les sacrements, ils se sont administrés sans problème, ils sont en train de venir à la messe, il y a aussi les enfants qui reçoivent le baptême et aussi les jeunes qui se marient. Ils se marient sans problème, on voit, on est même content de célébrer le mariage. On constate qu’ici les gens se marient encore à un âge qui est normal. On voit un garçon de 19 ans, 20 ans qui vient se marier, donc on se dit que nous sommes dans un milieu où les gens respectent encore tous les sacrements”, s’est-il réjoui.
Il reconnait que l’éducation des enfants connait certaines difficultés en famille tout comme à l’école. L’abbé Moïse Wasanalo fait savoir que plusieurs abandonnent les études, même la catéchèse, pour aller travailler dans les fermes à Mwenye, et d’autres vont jusque dans l’ex-province Orientale pour vendre dans des boutiques. Il indique qu’ensemble avec les parents, les sensibilisations continuent pour convaincre les enfants d’aller jusqu’au bout du cycle d’études.
“Parmi les difficultés, on peut citer le fait que les jeunes abandonnent les études à la recherche d’une belle vie. Oui, c’est mieux qu’on quitte le milieu parce que le terrain n’est pas suffisant pour nous tous. On pouvait, oui, partir à Mwenye ou dans la province orientale, mais c’est regrettable de constater que les jeunes peuvent abandonner les études et ils vont dans des fermes ou ils vont travailler dans des boutiques. Ou un jeune peut abandonner même la catéchèse. Quand on est en train de préparer pour un sacrément, il abandonne la catéchèse, mais il va travailler ailleurs. Bon, nous allons voir comment les sensibiliser. Il faut chaque fois partir après la réception du sacrement ou quand ils auront les diplômes”, a-t-il regretté, insistant sur leur sensibilisation.
Il convient de noter que les chrétiens de la quasi-paroisse Saint-Prospère de Ngitse vivent de l’agriculture malgré l’infertilité des terres qui conduit aux conflits fonciers indéterminables.
Kilumbiro Jean-Pierre