Goma : des citoyens contraints de faire le pied faute de transport en commun

La ville de Goma a connu sa deuxième journée consécutive sans transport en commun ce mardi 1er Février 2022. Depuis les heures matinales de ce jour, les travailleurs, les élèves et les petites commerçantes, ont été contraints de faire le pied, pour rejoindre chacun sa destination. Pendant ce temps, le Maire campe sur sa décision.

Dans les rues de Goma, les arrêts étaient inondés de clients, mais les bus quasi absents.

“Pas de bus. Voilà cet autre qui voulait travailler, rebrousse chemin. Il part garer son véhicule. Moi-même, je voulais prendre une moto pour Katoyi où je vais, on me demande 1.000 FC. Pourtant c’est une course de 500 FC“, clame Antoinette, présente à l’arrêt bus depuis plusieurs heures, avec ses deux enfants.

Quelques chauffeurs qui ont tenté de travailler n’ont pas pu. “Les rares chauffeurs qui tentent de travailler ont été fouettés et torturés”, témoigne Mariette Habimana, cette autre requérante du bus.

Tout comme ce lundi, les tripoteurs ont été mis en contribution, pour déplacer certains Gomatraciens qui ont pris le risque.

Ceux qui ont eu honte ou peur d’emprunter ces tripoteurs, ont été obligés de parcourir des longues distances en pied.

A ce niveau, les conducteurs restent catégoriques.

Ladite grève risque de se transformer en une série de journées de protestation, si les services de sécurité ne libèrent pas les jeunes chargés de faire respecter la mesure”, a écrit la verenda Mutsanga section de Goma, qui accuse les agents de l’ordre d’avoir arrêté plusieurs des siens.

Pendant ce temps, le maire de Goma maintient sa mesure. Certaines indiscrétions annoncent un tête à tête maire de ville-Association de conducteurs du Congo (ACCO), pour tenter visiblement, de résoudre la question.

John Tsongo

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