Nord-Kivu : Reprise du transport en commun à Goma

Le transport en commun a repris sur toute l’étendue de la ville Goma (Nord-Kivu), ce jeudi 3 janvier 2022. C’est le résultat d’un face à face entre le Maire, les propriétaires des véhicules et la société civile de Goma, mercredi 2 février.

La séance en question s’est tenue à la Mairie de Goma. Au sortir des échanges, le président des propriétaires des véhicules et responsable de l’agence de voyage MEPROBA, a dévoilé ainsi les retombées dudit face à face.

“Le maire nous a lu la loi. Cette dernière stipule que chaque gouverneur peut décider de la couleur devant peindre les véhicules de transport en commun de sa province. Nous avons dit au maire que cela faisait déjà 15 ans que cette loi se faisait voter et promulguer. Et comme ses prédécesseurs nous ont supportés, nous l’avons supplié de faire autant, car selon nos capacités, nous sommes loin d’être en mesure de répondre à cette exigence. En réponse, lui nous dit qu’il voulait nous voir manifester notre volonté”, a rapporté Vake Alexis.

En conséquence, les appels au retour à la reprise du transport en commun se déchaînent.

“Nous appelons tous les chauffeurs de la ville de Goma d’arrêter la grève et d’être visibles sur les artères routières. L’autorité urbaine vient de rassurer quant à leur sécurité. Personne ne tentera de déranger ceux qui iront travailler, comme crever les pneus, briser les vitres. Les propriétaires des véhicules ainsi que le maire de ville viennent de trouver un compromis dans ce sens”, a rassuré Serges Mbeshe, responsable de l’Association des Chauffeurs du Congo (ACCO) à Goma.

Le président de la société civile ville de Goma, Monsieur Marion Ngavo Kambale, qui a joué à la médiation, plaide pour que la mesure de grâce perdure.

“Avec le maire, nous avons essayé de voir les côtés positifs et négatifs de la peinture et des rubans. Et nous sommes au niveau de voir encore une fois la période être avancée même jusqu’au mois de juin”, a-t-il lancé

En outre, personne d’entre ceux qui ont pris part aux échanges, ne reconnaît l’origine de la grève.

“Ce ne sont pas les chauffeurs, les propriétaires des véhicules encore moins de l’ACCO de qui émane le problème de la grève. C’est un problème qui vient des réseaux sociaux et avec des groupes des gangs”, lance l’un des grévistes.

Depuis le lundi 31 janvier dernier, les habitants de Goma ont été privés de moyens de transport. Ce qui les a poussés à se déplacer via des camions bennes, des tripoteurs ou de faire le pied. En début de la soirée de ce mercredi, un accident a été enregistré vers Ndosho, où l’on note plusieurs blessés.

John Tsongo

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