Nord-Kivu : Mgr Sikuli démontre que ‘‘l’exonération des frais de participation à l’Exetat n’est pas une faveur mais un devoir du gouvernement’’
L’exonération des parents du payement de frais de participation aux examens d’Etat n’est pas une faveur mais un devoir d’un gouvernement responsable. Ce sont les propos l’évêque du diocèse de Butembo-Beni. Monseigneur Sikuli Paluku les a lancé au cours d’une interview accordée à la presse le vendredi 08 mars 2024.
L’ordinaire du lieu s’est ainsi exprimé au sortir d’une célébration eucharistique qu’il a lui-même présidé à l’occasion de la célébration de la journée internationale des droits des femmes.
L’évêque réagissait à une annonce faite par une délégation des élus nationaux de Butembo. Ils auraient décroché cette suppression de frais de participation du premier ministre pour tous les finalistes du Nord-Kivu.
Monseigneur Sikuli Paluku se demande pourquoi payer un examen d’Etat alors qu’on a étudié dans des écoles de l’Etat et suivi un programme rédigé par l’Etat. Il pense qu’il s’agit d’un devoir du gouvernement à budgétiser toutes ces activités.
« Comme je l’ai entendu, on a décroché auprès du premier-ministre l’exonération des frais d’Examen d’Etat. La question qui me vient immédiatement en tête : où est-ce qu’il est écrit dans la constitution que pour participer aux Examens d’Etat, on doit payer ? Pourquoi on doit payer si on a étudié dans des écoles de l’Etat ? Il faut qu’on me dise dans quel autre pays, on doit payer pour participer aux examens d’Etat. Sinon, ce n’est pas une faveur. L’Etat devrait prévoir tout cela », a-t-il déclaré.
Notons que cette annonce des élus entretienne encore un flou, dès lors que le gouverneur qui avait fixé ces frais n’a pas pris une nouvelle décision abrogeant l’ancienne. Au même moment, Kinshasa n’a donné quant à lui aucune instruction dans ce sens.
Rappelons que le gouverneur avait fixé ces frais de participations aux épreuves de l’Examen d’Etat à 130.000 FC, par finaliste, avant de les reduire à 100.000 FC, et l’exonération pour les enfants déplacés de guerre.
Stanley Muhindo