Mgr Sikuli à l’ouverture du jubilé de Diamant de l’institut professionnel Vusigha (Musienene) : ‘’Le travail n’est pas une punition. Sinon le Fils de Dieu ne serait jamais venu travailler parmi les hommes’’

La journée de ce 1ier mai est une occasion pour chacun de renouer avec son combat de défenseur de la valeur rédemptrice, créatrice et sanctificatrice du travail humain. C’est ce qu’a montré l’évêque de Butembo-Beni, lors de la célébration de Saint-Joseph, le travailleur, en l’Église de la paroisse Sacré Cœur de Jésus de Musienene. Il a prié, ce jour, avec les acteurs de l’éducation de l’Institut Professionnel Vusigha qui ouvraient le jubilé de Diamant de cette école située à Musienene, dans le territoire de Lubero.

À l’introduction de son homélie, Monseigneur Sikuli Paluku Melchisédech a souhaité à tous les travailleurs une heureuse fête. Ensuite, il a expliqué que la fête de ce 1ier mai est celle qui présente Joseph dans son rôle de charpentier et travailleur manuel.

Ce jour rappelle aussi le lieu où Jésus a voulu naitre et a reçu sa formation humaine, partageant les conditions ouvrières de son père nourricier. De quoi, Monseigneur Sikuli a demandé à chacun de travailler honnêtement, là où il le peut, sans se lamenter, afin de contribuer à la création nouvelle, le travail n’étant pas une punition.

« Contrairement à ceux qui pensent et enseignent une certaine mentalité erronée, le travail n’est pas une punition. Si le travail était une punition, le Fils de Dieu ne serait jamais venu travailler parmi les hommes. Le travail est donc l’activité normale de l’homme sur la terre. Il entre dans le destin de Dieu », a démontré l’Ordinaire du lieu.

Dans ce monde qui dévalorise le travail, qui fait travailler des personnes dans des conditions déshumanisantes, l’Ordinaire du lieu sensibilise tous à être des témoins et des défenseurs du sens chrétien du travail.

« Pour y parvenir, nous devons exercer notre travail comme une vocation. Chacun de nous doit apprendre à sanctifier son travail, et à se laisser sanctifier par son travail. Par ailleurs, quoi que nous fassions, faisons-le toujours de bon cœur », a-t-il exhorté.

Face aux tragédies qui ensanglantent la RDC, par des gens sans Foi, ni Loi, qui tuent, récoltent et mangent gloutonnement les fruits du travail des autres, ce monde nouveau est encore à construire, conscientise l’évêque de Butembo-Beni.

Pour le créer, Monseigneur Sikuli recommande de collaborer au travail apostolique du Christ, en accomplissant chacun son devoir d’État. Ainsi, veut-il voir, chacun, dans sa communauté familiale, chrétienne, scolaire ou professionnelle, effectuer son devoir, son travail.

À la fin de son serment, l’évêque a remercié tous ceux qui soutiennent le fonctionnement de l’Institut Professionnel Vusigha avant de déclarer ouverte l’ouverte le jubilé de Diamant d’existence de cette école.

Patrick Kalungwana & Dany Mweusi

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