Butembo : Mathe Saanane appelle à épargner les centres de santé des actes de violence

Mathe Saanane, président de la coordination urbaine de la société civile de Butembo. @ Kakule Kilumbiro

« Nous avons intérêt à protéger les structures sanitaires et non à les brûler. » C’est par ces mots que le président de la société civile forces vives, coordination urbaine de Butembo, décourage le comportement de certains individus qui s’attaquent aux structures de soins en cette période de la maladie à virus Ebola. 

Le pasteur Mathe Saanane, qui s’est confié à la presse à l’issue d’une séance de sensibilisation sur l’importance du CTE, surtout les motivations de la construction du CTE/Matanda, a déploré les cas d’incendie des structures sanitaires enregistrés en ville de Butembo depuis l’apparition de la 17e épidémie d’Ebola.

Il invite ainsi la population à la conscience car c’est toujours cette population qui va payer le prix vu que ces structures sanitaires ne soignent pas seulement la maladie à virus Ebola.

« La bonne sécurisation, c’est l’engagement communautaire. Ça veut dire qu’on s’approprie l’ouvrage, on s’approprie le système émis pour prendre en charge la maladie. Le risque est grave, parce que vous savez, il n’y a pas que la maladie à virus Ebola. Il y a d’autres maladies régulières qu’on a toujours soignées et qui nécessitent le personnel soignant pour venir à notre aide. Et maintenant, comment ils seront en train de nous aider quand les structures sanitaires ne seront plus fonctionnelles ? Donc c’est un risque qui reviendra sur cette même population. Et surtout que ce n’est pas toute la population, c’est quelques personnes qui n’ont pas encore compris, évidemment. Et voilà pourquoi nous disons qu’il faudrait un bon engagement communautaire pour qu’on mette fin à ces attitudes et à ces comportements », a-t-il conscientisé.

Depuis la déclaration de la maladie à virus Ebola, des menaces pèsent sur les personnels soignants. Dans ce contexte, certaines structures de soins ont été incendiées par des inconnus et d’autres ont été sauvées de justesse. 

Suite à ces menaces, d’autres structures encore ont été contraintes de fermer leurs portes. Les responsables des structures ciblées sont accusés d’avoir collaboré avec les équipes de la riposte contre Ebola. Une situation qui suscite des inquiétudes dans la communauté en cette période où la région fait face à la maladie à virus Ebola.  

Joelle Mwengevalwahi

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