Ituri : l’APDEF dénonce de faux Wazalendo à Irumu 

Une organisation non gouvernementale de défense des droits humains œuvrant en territoire d’Irumu, dans la province de l’Ituri, dénonce la présence de faux Wazalendo dans cette partie. Le coordonnateur de l’Association pour la promotion des droits des enfants et des femmes vulnérables (APDEF) indique que ces groupes de Wazalendo se sont implantés particulièrement dans la chefferie de Walese-Vonkutu. 

Christophe Munyanderu explique cela par le fait que des soi-disant Wazalendo se distinguent par plusieurs violations de droits humains. Ils héritent de barrières sur les routes desservant les zones agricoles pour rançonner la population et perpètrent des arrestations arbitraires. 

Pour être libéré, il faut le paiement d’une somme allant de 300 à 500 000 francs congolais. Ils organisent également de Salongo où les habitants sont sommés de cultiver les champs des particuliers avec qui ils collaborent. 

« Tout en condamnant les comportements affichés par ces groupes armés, nous interpellons les chefs de ces troupes sur le respect des principes fondamentaux et, s’ils sont venus vraiment pour la traque des terroristes ADF et s’ils sont des vrais Wazalendo, ils ne doivent pas s’en prendre à la population, plutôt traquer l’ennemi commun qui est l’ ADF et aussi nos Forces armées de la République de traquer tous ces groupes armés qui cherchaient à augmenter la souffrance de la population, longtemps meurtrie par ces terroristes », a-t-il insisté. 

Cet activiste de droits humains alerte les autorités militaires de la province de l’Ituri et leur demande de traquer ces faux Wazalendo avant qu’ils ne commettent plus d’exactions.

Il n’y a pas longtemps, une autre organisation de la société civile de l’Ituri a indiqué que les Wazalendo ne sont pas les bienvenus en Ituri. 

Selon cette organisation, les Wazalendo ont été initiés spécialement pour intervenir au Nord-Kivu et au Sud-Kivu afin de contribuer, aux côtés des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), à stopper l’avancée du M23. 

Stanley Muhindo 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *