Butembo : le PDDRC-s rappelle que l’enrôlement des mineurs dans les groupes armés est un crime 

À l’occasion du 12 février dédié à la lutte contre l’utilisation des enfants-soldats, le Programme de désarmement, démobilisation, relèvement communautaire et stabilisation (PDDRC-s) tire la sonnette d’alarme dans la région de Lubero et Butembo. Pour Katembo Masinda Éric, chef d’antenne de ce programme dans cette région, l’enrôlement des enfants dans les forces et groupes armés est un crime. 

Pour éradiquer ce fléau, le PDDRC-s s’appuie sur son service Enfants associés aux forces et aux groupes armés (EAFGA). Leur action se concentre sur la sensibilisation intensive et les partenariats stratégiques avec l’UNICEF et diverses agences de protection de l’enfance. À travers ces activités, le programme assure aussi la prise en charge des mineurs sortis des rangs armés.

Nous sommes en train de sensibiliser, matins, midis et soirs, du jour au lendemain, du 1ᵉʳ au 31, de janvier à décembre, les chefs des groupes armés à ne pas enrôler les enfants au sein de leurs groupes armés parce qu’ils sont déjà victimes. Et quand ils les font enrôler de gré ou de force dans les rangs des groupes armés, ils confisquent leur enfance. C’est pour cette finalité qu’il y a une très grande campagne de sensibilisation que le PDDRC-s, avec les agences de protection des enfants et l’UNICEF, est en train de mener au sein des groupes armés de ramener ces enfants dans leurs communautés respectives, dans leurs familles respectives, et après que ces enfants soient ramenés dans leurs familles respectives, les agences de protection s’en occupent, les réinsèrent, les encadrent. Et ceux qui doivent regagner ou reprendre la cour normale ou le processus normal, c’est de continuer avec les études”, a-t-il précisé.

Katembo Masinda Eric lance ainsi un appel pressant aux responsables des groupes armés, notamment les chefs Wazalendo, pour qu’ils identifient tous les mineurs présents dans leurs groupes et les restituent à leurs communautés.

« À tous ces chefs des groupes armés, à tous ces chefs de Wazalendo, de bien voir qui sont les enfants qui sont au sein de leurs groupes armés et de les ramener dans leurs familles pour qu’ils puissent regagner le chemin de l’école parce que la place de l’enfant, c’est à l’école. La place de l’enfant, c’est dans sa famille. La place de l’enfant n’est pas dans les groupes armés. La place de l’enfant n’est pas dans les Forces armées de la République démocratique du Congo. Les FARDC sont informées de tout ça. « Toutes les fois qu’elles procèdent par le recrutement, le PDDRC-s est là pour voir s’il y a des mineurs », a-t-il exhorté. 

Le PDDRCS réaffirme sa détermination à faire de la protection de l’enfance une priorité absolue pour la stabilisation de la RDC.

Esther Vwiravwahali

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