Irumu : le passage de gros véhicules suspendu sur le pont Ituri II 

L’administrateur militaire du territoire d’Irumu dans la province de l’Ituri a décidé de la suspension dès ce jeudi 30 juillet du passage des véhicules gros porteurs sur le pont Ituri 2 sur le tronçon Komanda-Mambasa sur la nationale numéro 4. L’autorité territoriale a rendu public le communiqué y relatif ce mercredi 29 juillet 2026. 

Le colonel Siro Nsimba Bunga Jean dit prévenir l’effondrement de cet ouvrage en attendant sa réhabilitation par l’Office des routes. Cette décision est saluée par plusieurs couches sociales, dont l’Association pour la promotion des droits des enfants et des femmes vulnérables (APDEF), antenne d’Irumu. 

La structure pense que la décision de l’autorité territoriale tombe au point nommé vu que ce pont est stratégique sur le plan sécuritaire et économique. Son coordinateur territorial, Christophe Munyanderu, interpelle la conscience des services affectés à la barrière du village Bavonkutu.

« Nous demandons au service de Transcom et aux services de sécurité de respecter la décision prise par l’autorité territoriale. Parce que ce pont aide à faciliter la circulation de la paisible population et de ses biens. Mais aussi, ce pont aide à faciliter les opérations militaires qui sont en cours dans le territoire de Mambasa. C’est pour cela que toute personne qui veut empiéter sur cette décision de l’autorité territoriale doit être poursuivie par la justice parce que la décision de l’autorité doit être respectée par tout le monde », a-t-il soutenu. 

De son côté, la société civile forces vives du territoire d’Irumu, par l’entremise de son vice-président, Soniau Malangay Dieudonné, recommande aux usagers et aux services de l’État le respect strict de cette décision. 

Il sied de signaler que le pont Ituri II mérite une réhabilitation dans l’urgence pour ne pas impacter négativement sur les opérations militaires et l’économie non seulement dans la zone mais dans plusieurs provinces dont, le Nord-Kivu, la Tshopo, le Haut-Uélé et l’Ituri.

Joëlle Mwengevalwahi

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