Mambasa : retour au calme à Bafwabango PK51 après des tensions dues à une rumeur autour d’Ebola
Le calme est revenu à Bafwabango PK51 sur la route Nia-Nia-Isiro, après plusieurs heures de tension. À l’origine : une rumeur accusant un jeune homme d’avoir introduit le virus Ebola à une source d’eau du village.
Selon le chef du Groupement Ngayu, Sa Majesté Alexis Mungaki Banasungwa, les faits ont commencé à l’entrée Nord du village, mercredi 29 Juillet 2026. Un jeune homme venu de Wamba a été bloqué à la barrière faute de documents de bord pour sa moto.
En allant chercher de l’eau à une source proche, il a été pris à partie par un groupe de jeunes filles qui ont crié qu’il venait amener Ebola à la source. La situation a rapidement dégénéré. Le jeune homme a failli être lynché par la population. L’intervention des services de défense et de sécurité, avec des tirs de sommation, a permis de le sauver.
« C’était le matin, un garçon qui quittait Wamba à moto est arrivé à la barrière DGLT, on lui a demandé d’aller au bureau de TRANSCOM. Apparemment il ne s’est pas attend avec les agents de TRANSCOM. Il a reculé pour vouloir s’échapper aux services de contrôle au niveau de l’EP Mohagi. Là-bas il y avait deux agents de TRANSCOM qui l’ont découvert. Il reprend encore sa moto et se rendre auprès de la fontaine. Comme il est nouveau dans le milieu, en cherchant un récipient pour puiser de l’eau il est tombé sur un gobelet sale, qu’il le prit et contempler avant de le jeter. De là, les filles qui étaient à la source ont commencé à crier : « il jette l’Ebola dans l’eau ». Et ce bruit atteignit la population, qui à son tour commença à crier et à vouloir tuer ce garçon. Les services de sécurité sur place et le commandant qui était là sont allés calmer la situation, mais ça n’a pas tenu. Ils sont allés avec le jeune homme jusque dans le camp militaire pour diminuer la tension et c’est là que la population à commencer à jeter les cailloux. C’est comme ça que les militaires ont crépité des balles pour disperser la foule et que le garçon atteigne le camp. Sortant de là les habitants sont allés bruler la maison du chef. Alerté j’ai voulu me rendre chez le chef à seulement quelques mètres la foule s’est appris à ma maison, casser les vitres et verser de l’essence pour bruler heureusement ça n’a pas tenu plus de trois fois. Les militaires sont venus et les ont éparpillés. Ce sont des jeunes de 51, certains sont des boulonneurs et d’autres des Boyomais » a témoigné le chef de groupement.
Mécontents de l’intervention des forces de l’ordre, certains jeunes se sont dirigés vers la résidence du Chef de Groupement. Ils ont vandalisé le bureau et tenté d’incendier sa résidence. Le Chef Alexis Mungaki condamne avec fermeté ces actes de violence et appelle la justice à mettre la main sur les instigateurs du trouble public. Dans son message, le Chef du Groupement insiste en rappelant que la maladie à virus Ebola est réelle et continue à consumer des vies humaines.
« Avec cette allure de vouloir ne pas accepter que la maladie existe à 51, les gens vont mourir. Nous continuons à sensibiliser la population que la maladie existe bel et bien. Mais elle ne veut pas comprendre, et les gens ne peuvent pas continuer à vivre de cette manière. Nous demandons aux autorités à venir intervenir pour cette situation d’Ebola à 51. Les gens sont en train de fouir et mourir tous les jours. Ceux qui sont auteurs et semeurs de troubles nous les connaissons très bien, que la justice mette la main sur eux on ne peut continuer à vivre ainsi comme si l’Etat n’existait pas » plaide-t-il.
Edras Kaghoma