Butembo : le CT Kakule Kasongo Moïse décrypte les enjeux d’Ebola, du dialogue annoncé et de la MONUSCO
Le débat autour de la Mission de l’organisation des Nations Unies pour la stabilisation du Congo (MONUSCO) et la situation sécuritaire et sociopolitique actuelle de la RDC a été au centre des échanges entre les journalistes et le CT Kakule Kasongo Moise, ce mardi 11 août 2026, sur la pelouse de l’hôtel Butembo. Ce chercheur en sciences managériales voudrait montrer les risques que courent les citoyens de la RDC, du moins ceux de l’Est de ce pays, s’ils ne gèrent pas ingénieusement ces questions. Kakule Kasongo Moïse en a aussi donné quelques pistes de solution.
Devant les journalistes, Kakule Kasongo Moïse a d’abord exprimé son inquiétude de constater que face à Ebola, certaines gens continuent d’afficher leur résistance alors que la maladie tue. Pour lui, Ebola finira au moment où la communauté aura confiance au personnel soignant.
« Pourquoi estimer, par exemple, que les médecins vont nous tuer par Ebola, comme on le dit dans la communauté, alors que nous serions conscients de nous remettre en eux pour obtenir la guérison de par leur expertise. Je pense que la population doit faire attention avec les manipulateurs. Nous devons renouveler toute notre confiance en eux en respectant leurs orientations face à Ebola », a-t-il conscientisé.
Par rapport à l’insécurité orchestrée par les hommes présumés être de l’Allied Democratic Forces (ADF), le chercheur Kakule Kasongo Moïse montre que le terrorisme ne se combat pas dans la rue, comme tentent de le faire certaines couches sociales, par des journées villes mortes et des marches.
« Celles-ci sont plutôt des initiatives de distraction et de manipulation de l’ennemi pour terroriser les milieux urbains qui sont censés être asiles de ceux qui sont chassés de leurs champs et villages par les auteurs des massacres », dénonce le chercheur.
Pour combattre toute forme de terrorisme, il propose plutôt de développer un sens élevé de renseignement, de surveillance mutuelle, de coopération avec les forces les plus expérimentées à l’instar de l’UPDF et de la MONUSCO.
Selon encore lui, la population devrait exiger du gouvernement le renforcement du processus de la formation de la défense locale afin qu’elle soit le partenaire fiable des FARDC dans les opérations Shujaa.
Parlant de la Monusco, Kakule Kasongo Moïse insiste que c’est un partenaire irréfutable du gouvernement de RDC, tellement que, selon lui, il serait anormal de se réjouir à Butembo du fait d’avoir chassé cette mission de cette ville alors qu’elle est active dans d’autres coins du pays.
Pour cette analyste, il est encore temps de revenir à la raison et de voir comment la mission onusienne peut regagner Butembo pour aider les forces de sécurité à prévenir toute forme de nuisance ennemie dans la ville et ses environs.
En finissant par la situation politique de la RDC, le Chef des travaux Kakule Kasongo Moïse montre que le dialogue annoncé reste la seule voie pour construire la paix au pays, sauvegarder l’intégrité territoriale et restaurer la cohésion nationale.
« Ainsi, j’encourage la population de l’Est, victime des atrocités, à accompagner cette initiative par des prières, les paroles et les discours constructifs et les attitudes positives en faveur du bien-être de tous », a-t-il chuté.
Patrick Kalungwana