Beni : de derniers hommages rendus à Modeste Bakwanamaha, maire de ville honoraire

C’est ce vendredi 21 août 2026 qu’a été inhumé le corps de Muhindo Bakwanamaha Modeste, maire en repos (nommé) de la ville de Beni. Son inhumation a été précédée d’un culte de requiem à l’église CECA20 Francophone. À cette occasion, plusieurs témoignages ont été donnés en termes d’hommages. 

La plupart des intervenants ont salué la mémoire de l’ancien maire civil de la ville de Beni, le décrivant comme un homme honnête, sage et modeste. Plusieurs personnalités, dont le gouverneur du Nord-Kivu, des députés, des cadres de la ville, des proches ainsi que des habitants de Beni et environs ont pris part à ce culte. 

Les honoraires maires de la ville de Beni, les chefs des secteurs et d’autres territoriales ont également rendu hommage à l’esprit de développement de Muhindo Bakwanamaha Modeste. Pour eux, ce dernier numéro un de la ville avant l’état siège a consenti de nombreux sacrifices, notamment pour la sécurité locale. 

« La population de Beni est témoin de tous les sacrifices consentis par M. Modeste Bakwanamaha que nous pleurons aujourd’hui en ce souci de l’établissement de la sécurité en ville de Beni toutes les fois que celle-ci était perturbée, soit par la criminalité urbaine ou par le phénomène ADF. Depuis le jour de sa mort, Modeste Bakwanamaha peut prononcer avec fierté les prescrits de la Bible de 2 Timothée chapitre 4 verset 7 qui dit : « J’ai combattu le bon combat » et à Bakwanamaha d’ajouter : « Je mérite le repos éternel », a témoigné le maire honoraire de Beni, Nyonyi Bwanakawa Masumbuko.

Pendant environ 20 ans au service de l’administration de la ville de Beni depuis l’époque où elle était une cité, Modeste Muhindo Bakwanamaha s’est distingué par son dévouement. Alors qu’il ne procédait pas de parcelle à son nom, l’illustre disparu a doté la commune de Ruwenzori d’un terrain pour la construction du bureau administratif utilisé jusqu’à ce jour. Après le culte, le cortège funèbre s’est dirigé à Lyakobo en commune Beu dans le champ du défunt où il est désormais habitant.

Esther Vwiravwahali

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