Butembo : la SOCICO dénonce des menaces contre des agents de la Caritas et du PAM à Misebere 

La Société civile du Congo (SOCICO), coordination urbaine de Butembo, dénonce des menaces verbales et des intimidations proférées contre des agents humanitaires de Caritas et du Programme alimentaire mondial (PAM), le samedi 19 septembre 2026, lors d’une distribution de vivres au site de Misebere, en zone de santé de Katwa, commune de Bulengera.

Selon Célestin Thasihalia, coordonnateur urbain de la SOCICO, certains leaders communautaires de l’aire de santé de Misebere et des jeunes mal intentionnés se sont livrés à des propos discourtois et à des intimidations envers les humanitaires mobilisés pour assister les populations vulnérables et déplacées.

Ces actes ont contraint les équipes humanitaires, pour des raisons de sécurité, à délocaliser le site de distribution, interrompant une opération vitale pour des centaines de ménages vulnérables.

La SOCICO condamne avec la dernière énergie ces menaces et déplore que ce comportement irresponsable expose les populations de Misebere à la privation d’assistance alimentaire. Elle craint que les partenaires humanitaires hésitent désormais à intervenir dans ce milieu.

« La délocalisation du site risque d’exposer les personnes âgées, les femmes enceintes, les personnes vivant avec handicap et les enfants à des accidents sur le trajet et d’aggraver leur vulnérabilité vu la longue distance à parcourir », alerte Célestin Thasihalia.

Il rappelle que l’assistance humanitaire est un droit pour les vulnérables et non une faveur des leaders communautaires, et qu’aucune personne n’a le droit de prendre en otage l’aide destinée aux plus démunis.

La SOCICO appelle les leaders et jeunes concernés à la retenue, au respect de la dignité humaine et des principes humanitaires, et demande aux services de sécurité et aux autorités urbaines de veiller à la protection des agents humanitaires et de prendre des mesures dissuasives.

Elle exhorte enfin la population de Misebere à se désolidariser de ces actes et à collaborer avec les humanitaires, car ce sont les vulnérables qui paient le plus lourd tribut de ces perturbations.

Patrick Kalungwana

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