Beni et Lubero : face à l’insécurité, l’ASSTA déplore l’abandon des champs par les personnes du 3ᵉ âge

L’insécurité dans les villages et localités dans la région de Beni-Lubero a poussé plusieurs personnes du troisième âge à quitter leurs champs pour prendre refuge dans les centres urbains comme Beni et Butembo. À l’occasion de la journée mondiale des personnes âgées ce jeudi 1ᵉʳ octobre 2026, l’Association des sages solidaires du troisième âge, ASSTA, est revenue sur les difficultés que traversent ces déplacés.

Norbert Safari, coordonnateur de cette structure, a fait remarquer que la plupart n’ont pas de logement et d’activités au centre-ville. Par conséquent ils ont du mal à joindre les deux bouts du mois. Si au début nombreux passaient leur journée en train de quémander, aujourd’hui, les responsables d’ASSTA ont décidé de leur apprendre certaines activités génératrices de revenus afin de s’adapter à la vie urbaine.

En conséquence, le nombre des vieillards quémandeurs dans les rues et avenues a diminué, affirme Norbert Safari

« Ici en ville de Butembo, les personnes qui quittent leurs lieux respectifs, surtout dans les villages, parcourent une série de difficultés. D’autres n’ont pas de logement, d’autres n’ont pas d’emploi, d’autres n’ont pas la possibilité de vivre en ville, puisqu’en ville il y a beaucoup de capacités, beaucoup de normes, de savoir comment vivre en ville. Alors pour les aider, ceux qui sont avec nous ici en ville de Butembo. Nous sommes en train de les instruire, comment faire exercer des petites activités génératrices de revenus. Si tu as de l’argent, ne bouffe pas tout cet argent, essaye de voir comment vous allez vendre des petites marchandises, du sombe… Même ceux qui veulent vagabonder en ville, chercher de quoi mettre sous la dent, passer porte par porte, ça commence à diminuer », a-t-il confié.  

Signalons que depuis environ 15 ans, la province du Nord-Kivu dans sa partie nord reste secouée par une insécurité grandissante. Une situation caractérisée par les massacres des civils par les ADF, l’incendie des maisons et des véhicules, les incursions nocturnes suivies des pillages des biens de la population par les hommes porteurs d’armes et toute autre forme de tracasserie que la population endure matin, midi et soir. 

Kilumbiro Jean-Pierre

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