Beni : les autorités et la population de Malio en dialogue social à Butuhe pour la sécurité

Les autorités de la chefferie des Bashu en territoire de Beni ont organisé ce lundi 5 octobre 2026 un dialogue social à l’intention de la population du groupement Malio. L’activité s’est déroulée dans le village de Butuhe, chef-lieu de cette entité coutumière. Cette rencontre communautaire a réuni autour d’une même table les habitants, les autorités politico-administratives, sanitaires, sécuritaires, les députés et les notables de la région.

Des questions liées à la sécurité et au développement dans la région ont été au menu de cette assise publique.

 Dans son mot circonstanciel, le Mwami Kasereka Musangania Bwanandeke III, chef du groupement Malio, a d’abord brossé la situation générale qui prévaut dans l’entité qu’il administre. Le numéro un de Malio a exprimé son inquiétude face à la circulation illégale d’armes à feu dans cette partie du territoire de Beni.

« Honorable Mwami, nous saluons votre arrivée. Nous savons que vous avez plusieurs occupations, mais nous déplorons la circulation illégale d’armes dans cette partie du groupement Malio. Ce qui met à mal la quiétude de la paisible population. Heureusement nos services de sécurité s’activent pour améliorer la paix et la sécurité », a indiqué le Mwami Bwanandeke 3.

Au cours de ce dialogue social, un jeu des questions et réponses s’en est suivi. Prenant la parole au nom de la population de la chefferie de Bashu, plus particulièrement à celle du groupement Malio, Maître Maombi Kahongya, président de la société civile forces vives dans le Bashu, a recommandé aux autorités compétentes l’organisation régulière des parades avec la population. Cela permettra selon lui de combattre ensemble l’insécurité qui secoue les entités. Il appelle aussi la population à la dénonciation des cas suspects.

« Imaginez un bandit qui vient tuer à douze heures dans un soleil accablant. Ça prouve qu’il y a vraiment une rupture de mariage entre la population et les services de sécurité. Voilà pourquoi nous recommandons deux choses. La première, nous recommandons à l’autorité d’organiser des parades, des rencontres, des réunions de conseil de sécurité pour parler de la sécurité afin que cette insécurité soit éradiquée. Et pour la population nous sommes en train d’appeler les jeunes et toute la population, à dénoncer tout mouvement suspect et à être collaborant avec le service de sécurité », suggère cet acteur de la société civile.

Rappelons que Malio, l’un des groupements de la chefferie des Bashu compte actuellement 18 villages.

Ngunza Mapasa

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