Butembo : la paralysie cérébrale, première cause de handicap chez les enfants (Centre pour handicapés « Heshima Letu »)

La paralysie cérébrale est la cause la plus répandue à la base du handicap chez les enfants. L’affirmation est celle des responsables du centre pour handicapés physiques « Heshima Letu » de Butembo. Ils invitent les parents à une vigilance accrue afin de détecter cette maladie avant le temps et les femmes gestantes à respecter leur calendrier de consultation prénatale.

L’alerte est donnée à l’occasion de la journée internationale de la paralysie cérébrale, de ce mardi 6 octobre de l’année. Le kinésithérapeute Akiba Ndama David explique que la paralysie cérébrale est une lésion du cerveau d’un enfant reçue durant la grossesse, pendant l’accouchement et peu après la naissance.

 Cela cause automatiquement le handicap chez l’enfant de différentes manières. Il évoque également les symptômes pouvant alerter les parents.

« L’enfant nait et lors de l’accouchement, il peut avoir une souffrance néonatale ou l’asphyxie du cerveau. Le cerveau ne parvient pas à avoir du sang un moment et maintenant il y aura une lésion au niveau du cerveau. Maintenant si c’est au niveau moteur, l’enfant aura un problème de motricité, donc le mouvement, le muscle ne va pas fonctionner bien. Si c’est au niveau cognitif, l’enfant aura d’autres troubles par rapport à la mémoire, tout ça, donc ça dépend du niveau de lésion au niveau du cerveau. Pour les signes les plus importants pour les enfants atteints de paralysie cérébrale, d’abord c’est le trouble moteur. Donc l’enfant aura du mal à tenir la position de la tête, l’enfant aura du mal à tenir la position assise, à quatre pattes ainsi que marcher. Ça, c’est le premier signe que les parents peuvent voir facilement pour les paralysies cérébrales », a-t-il expliqué.

Ce soignant au centre pour handicapés physiques de Butembo indique que plusieurs cas sont diagnostiqués dans cette structure spécialisée. Il rassure tout de même que lui et ses collègues travaillent pour minimiser les conséquences de cet handicap, même si les lésions vont demeurer.

« Donc la lésion au niveau du cerveau, ça n’évolue pas. Maintenant les conséquences de cette lésion-là, ça peut évoluer. Par exemple un enfant peut avoir un problème de langage. Dans l’enfance, on n’a pas remarqué ça, mais plus il grandit, on remarque maintenant ça. Ah on voit que les conséquences de cette paralysie aussi, l’enfant ne parvient pas à parler. Quand il était enfant, on ne savait pas qu’il ne pouvait pas marcher. Maintenant qu’il grandit, il a deux ans. L’enfant ici ne parvient pas à marcher. Mais la lésion reste telle qu’elle était depuis la naissance. Maintenant pour soigner, le traitement est basé sur plusieurs théories. Précisément la théorie de la neuroplasticité. Donc les neurones qui sont décédés, une fois on les stimule avec les mouvements répétés. Donc le cerveau a cette capacité de reprendre quelque chose qu’il a déjà perdue », a rassuré cet expert en Kinésithérapie.

Pour prévenir ce handicap, le kinésithérapeute conseille aux mères le respect de leur calendrier de consultations prénatales afin que les soignants suivent l’évolution de la grossesse. David Akiba demande également aux parents et à ceux qui dirigent les accouchements d’orienter les enfants vers les centres spécialisés dès qu’ils constatent les premiers signes.

Stanley Muhindo

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *