Butembo : après le saccage de l’Institut Kikyo, la direction réclame une enquête et des sanctions


La journée ville morte du jeudi 15 octobre a laissée des répercutions à Butembo. L’Institut Kikyo a été victime des actes des vandalismes par un groupe inconnu des jeunes manifestants causant plusieurs dégâts humain et matériels. Les autorités scolaires de cet établissement déplorent ces actes et demandent aux services des sécurités de faire une enquête afin que les auteurs répondent de leurs actes.

Tout aurait commencé autour de 12 heures de jeudi 15 octobre 2026. Un groupe de jeunes est venu paralyser les cours à l’Institut Kikyo, au quartier Kalemire, en commune Bulengera. Ils étaient munis des gros bâtons et des pierres.

Selon le témoignage que RADIO MOTO.NET a recueilli à l’Institut Kikyo ce vendredi 16 octobre, ces brigands ont pénétré dans la cour de l’école et ont commencé à jeter des projectiles pour caillasser les vitres, casser les tableaux, les dispositifs de lavage des mains.

Kambale Kibwana Moise, préfet des études de cet établissement scolaire, ajoute que cinq motos du personnel ont été endommagées, dont une incendiée par ces malfrats. Aussi plusieurs enseignants et élèves ont été blessés pendant les échauffourées.

« La section esthétique a été victime d’actes graves de violence perpétrés par des individus se réclamant des groupes de pression. Les enseignants et les élèves ont été agressés. Une moto a été incendiée, d’autres endommagées. Des vitres de salles de classe brisées et des équipements scolaires saccagés. Le téléphone du proviseur a été emporté, ainsi que celui d’un enseignant francophone et une somme de 40 000 FC », rapporte le préfet des études.

Avec une profonde désolation suite aux débordements dans l’organisation des manifestations à Butembo, ce cadre de l’éducation condamne ces actes de vandalisme. Il recommande à l’appareil sécuritaire d’ouvrir les enquêtes afin de mettre la main sur les auteurs pour que ces derniers répondent de leurs actes.

« En ma qualité de préfet des études, je condamne fermement ces actes qui mettent en danger la vie de nos élèves et compromettent leurs droits à l’éducation. Nous lançons un appel aux autorités compétentes pour renforcer la sécurité de notre établissement, assurer la prise en charge des victimes et faire établir les responsabilités conformément à la loi. Nous ne réclamons pas la vengeance mais la justice et la sécurité. L’école doit rester un lieu de paix, d’éducation et d’espérance. « Jamais un lieu de violence », rappelle-t-il.

 Suite à ces violations, les élèves ont séché les cours ce vendredi. Cette école victime est d’aubédience protestante de la CBCA et a un effectif d’au moins 580 élèves. Le préfet de l’Institut Kikyo lance un message de solidarité à la communauté car l’école a encaissé une perte énorme.

Sur le terrain, la police est arrivée pour constater les faits et a rassuré les autorités scolaires, disant que ces casses ne resteront pas impunies. Elle a ainsi amorcé des enquêtes promettant de traquer les auteurs des casses à l’institut Kikyo.

 Notons que la journée du jeudi 15 octobre et celle de ce vendredi 16 octobre 2026 ont été déclarées ville morte par les membres des mouvements citoyens et groupes de pression. Parmi les revendications qui ont motivé les deux journées ville morte à Butembo, la demande de la libération de l’activiste Clovis Mutsuva de Beni et de l’ancien Muzalendo Assa Mahamba, le retour de la paix à l’Est, où sont actifs les présumés rebelles de l’ADF, les M23 et aujourd’hui FRN de Joseph Kabila. Enfin les manifestants exigent des éclaircissements sur le présumé détournement par les députés des fonds qui seraient destinés à la riposte contre Ebola. Le premier jour, les activités ont été partiellement paralysées et pour le deuxième, les activités se sont déroulées normalement.

Georges Lomba

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