Butembo : vandalisme à l’Institut Kikyo, un défenseur judiciaire conseille de porter plainte contre inconnu

Les responsables de l’Institut Kikyo ne devront pas se limiter à dénoncer les actes de vandalisme qu’ils ont subis de la part de manifestants jeudi dernier. Ils doivent déposer une plainte contre inconnu pour permettre aux autorités judiciaires de mener les enquêtes afin de retrouver les auteurs. C’est un conseil d’un défenseur judiciaire et défenseur des droits humains.

Maître Mbusa Silutondwa Vaghunda, coordonnateur de l’ONDGDH, Point Important de l’Agriculture à Butembo, IPAB a, avant tout, reconnu le droit à manifester pacifiquement. Mais en cas de dérapages, l’infraction est individuelle. Et sur ce, il faudra que les auteurs de ces dérapages soient identifiés afin d’établir les responsabilités.

Quant aux responsabilités des personnes ayant appelé à manifester, Maître Silutondwa a signifié qu’elles peuvent seulement aider la justice à identifier les auteurs s’ils sont membres de leurs groupes ou non.

« Il a parlé des actes de vandalisme. Il y a eu incendie d’une moto, on a tabassé les enseignants, des écoliers ont été blessés et là on s’est dit qu’il y a une responsabilité pénale selon notre code pénal congolais. Donc celui qui a commis toutes ces infractions doit être puni conformément à la loi. Nous appelons le préfet avec toute son équipe à initier une plainte contre inconnu en attendant que ces responsables, ces criminels soient identifiés. Le parquet ou l’auditorat va maintenant mener ses enquêtes pour voir qui a commis tous ces actes. Les responsables sont obligés de collaborer car quand on initie une plainte, on va se baser sur cet appel. Ils vont chercher par exemple le communiqué qui a été lancé sur le terrain et on va identifier les responsables de ce groupe de pression. C’est à eux maintenant de collaborer avec la justice, ils peuvent identifier facilement les responsables de ces actes de vandalisme », a indiqué maitre Silutondwa.

Par ailleurs, ce défenseur de droits humains interpelle les responsables de différents groupes et mouvements de veiller à ce que leurs manifestations soient réellement pacifiques.

Maître Silutondwa, coordonnateur de l’organisation IPAB, réagissait à la dénonciation du préfet de l’Institut Kikyo où les manifestants ont blessé enseignants et élèves, incendié une moto et endommagé d’autres, ravi des téléphones et caillassé les salles de classes. C’était jeudi 15 octobre dernier en répondant à l’appel de certains groupes de pression et mouvements citoyens pour dénoncer les massacres, exiger la libération de certains personnages arrêtés illégalement selon eux et également dénoncer le détournement des fonds alloués pour la lutte contre Ebola.

Stanley Muhindo

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