Journée des défunts : l’abbé Waswandi encourage la prière et des gestes d’espérance en mémoire des disparus

Prier pour les morts et immortaliser les personnes disparues par des monuments comme des arbres, c’est très nécessaire pour leur commémoration. Ce sont les propos de l’abbé Athanase Waswandi Ngoliko, professeur en théologie et en sciences sociales. Il les a tenus au cours d’une interview accordée à la Radio Moto Butembo-Beni, en prélude à la journée dédiée à tous les défunts, du 2 novembre.

Pour ce prêtre, expert en des questions socioculturelles, bien commémorer les personnes qui nous ont précédés auprès du Père, c’est intensifier la prière qui peut les atteindre dans leur monde qui est surréel. Il ajoute aussi l’assainissement de leurs tombes, qui sont des lieux respectueux, car étant des vivants, nous sommes tous destinés à être aussi dans les cimetières après notre mort.

« Évidemment, nous sommes invités, en commémorant les fidèles défunts, à nous souvenir que nous aussi nous avons la même vocation de partir de cette terre vers le Père. Parce que nous sommes des voyageurs ici sur terre, mais des voyageurs qui nous aimons les uns les autres, qui espérons à la même foi de Jésus-Christ qui est Père, Fils et Esprit saint, et qui attendons la résurrection des morts. C’est la journée qui vaut la peine d’être vécue et il y a une façon de la vivre dignement, c’est dans la prière », a indiqué le l’abbé Waswandi.

À la question de savoir comment les personnes déjà disparues ou enlevées par les bourreaux peuvent être immortalisées qu’elles soient vivantes ou mortes, l’abbé Waswandi Ngoliko pense qu’il faut ériger des monuments ou planter des arbres en leur honneur et en leur mémoire. Pour l’abbé Waswandi, cela est un signe d’espérance. Citant l’exemple des 5 prêtres enlevés dans le diocèse et des milliers de civils, l’abbé Athnase Waswandi encourage leurs familles à prier et à poser des gestes pour les immortaliser.

« Pour parler des pères Wasukundi, Ndolani et Kisughu et des abbés Akilimali et Kipase, il s’agit des personnes qui ont été kidnappées. Et avec la durée de ce kidnapping, nous devons aussi montrer un signe d’amour. En plantant par exemple des arbres, comme à Bunyuka des « mikohwa » et comme Monseigneur l’avait fait à Mbau en plantant trois arbres. Cela témoigne de notre foi en Jésus-Christ et en la résurrection du Christ. Il y a déjà au moins seize millions de disparus, mais par la foi, ce que nous pouvons faire comme symbole pour les personnes kidnappées de force, c’est prier. Et pour les familles, quand on plante des arbres pour commémorer quelqu’un, ce n’est pas de la superstition, c’est honorer dignement ceux qui nous ont précédés par leurs œuvres, parce que ce sont des gens qui nous ont donné de bons exemples de christianisme » a expliqué l’abbé Waswandi.

Notons que la journée du 2 novembre est consacrée aux fidèles défunts au sein de l’Église catholique. Ce jour-là et tout le mois de novembre, les intentions de messe en faveur de défunts sont encouragées.

Dany Mweusi

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