Butembo : des opérateurs économiques durcissent leur grève
Les opérateurs économiques de Butembo décident de fermer les portes de leurs galeries, boutiques, dépôts et kiosques jusqu’à nouvel ordre. La rencontre organisée par le maire de Butembo ce lundi 2 novembre 2026 à l’hôtel de ville s’est terminée à queue de poisson alors que ça devait apporter solution.
L’autorité urbaine n’a pas convaincu ses hôtes de revenir sur leur décision de suspendre l’idée d’ouvrir la grève sèche. Au sortir de la réunion, Patrick Tsongo, porte-parole occasionnel des associations et des syndicats des opérateurs économiques de Butembo, a déclaré devant la presse que le maire n’a pas été en mesure de répondre aux doléances des opérateurs économiques.
Par conséquent, ils attendent celui ou celle qui peut trouver une solution à ce que les opérateurs économiques considèrent comme une tracasserie fiscale instituée par les services de l’État.
« Au cours de cette réunion, nous avons donné quand même des propositions. Fort malheureusement, les services n’ont pas été, ou bien les chefs de services n’ont pas été vraiment capables, même le maire de la ville lui-même n’a pas été capable de trouver des réponses par rapport à nos problèmes. Raison pour laquelle la grève continue et nous attendons les gens, ou soit les autorités, qui sont vraiment capables de donner des réponses concrètes par rapport à nos revendications », a restitué Patrick Tsongo, insistant sur le durcissement de la grève.
En tout, les opérateurs économiques par une sur taxation qui étouffe leurs opérations commerciales. Le porte-parole des grévistes indique que cette lutte ne concerne pas les commerçants, mais elle défend cette population meurtrie par la guerre caractérisée par les massacres des populations, pillages des biens et toute autre forme de tracasserie même des autorités étatiques censées de protéger les citoyens congolais.
« Nos revendications sont claires. Nous avons plaidé depuis longtemps qu’il y a surtaxation sur terrain, qu’il y a menace de services sur terrain, notamment la DGI qui est en train de nous menacer par rapport à des régularisations qui ne sont pas fondées. Il y a la DGRAD qui nous amène les agents avec la CPCC. Donc, en tout cas, c’est vraiment tous les services qui sont en train de nous menacer. Le message est clair : qu’ils (commerçants : NDLR) restent encore à la maison jusqu’à ce qu’on trouve une solution par rapport à cette tracasserie qui est devenue monnaie courante », a-t-il insisté.
Il sied de signaler que ce lundi 2 novembre 2026, plusieurs galeries, magasins et boutiques sont restés fermer toute la journée au centre-ville de Butembo.
Kakule Kilumbiro