Butembo/Ebola : Muhamba Maximin appelle au respect des us et coutumes face à l’épidémie

Maximin Muhamba, secrétaire général du Kyaghanda Yira

« Même durant cette période de maladie à virus Ebola, il est nécessaire de respecter les us et coutumes du milieu. » L’interpellation vient de l’association culturelle Kyaghanda Obughuma bwa’bayira. Son secrétaire général, qui s’est confié à RADIOMOTO.NET ce mardi 3 novembre 2026, s’adresse aux équipes de riposte ainsi qu’à tous les membres de la communauté. 

Kambale Muhamba Maximin a saisi l’occasion pour rappeler qu’une bonne riposte doit également reposer sur le respect de la culture et de la tradition de l’endroit où elle est menée. 

Il a cité quelques actes que posent actuellement certains membres des équipes de la riposte et qui peuvent compromettre les efforts engagés dans la lutte contre l’épidémie.

« C’est qu’on ne doit pas enterrer une dame, une femme, une maman qui est enceinte et l’enterrer avec un fœtus. C’est vraiment un délit dans notre communauté. C’est vraiment aller contre notre tradition, aller contre notre culture. En plus de cela, nous avons aussi, par exemple, l’enterrement qui doit être digne et sécurisé, tel qu’ils ont toujours dit, c’est pas mal. Mais on ne doit pas aller enterrer plus d’une personne dans un même tombeau. C’est-à-dire qu’un tombeau doit contenir une et une seule personne. Mettre plus d’une personne dans un même tombeau, c’est aller contre notre culture. C’est aller contre la tradition communautaire », a-t-il insisté. 

Revenant sur le comportement de certains membres de la communauté qui, voulant échapper aux équipes de riposte, organisent des enterrements de leurs proches la nuit, le secrétaire général du Kyaghanda ASBL reconnait que plusieurs sont dans l’ignorance. Muhamba Maximin prévient toutefois des conséquences que peuvent rencontrer ces personnes qui vont à l’encontre de la tradition.  

« Quand on est ignorant, malheureusement, on est frappé, parce que nous sommes censés respecter notre tradition. Nous sommes censés respecter notre culture, nous sommes censés respecter nos us et nos coutumes. Et donc, s’il y a des tierces personnes qui ont grandi, sans qu’elles soient informées de pratiques de notre tradition, de pratiques coutumières, à ce moment-là, elles n’ont qu’à se ressourcer, auprès de ceux qui son informés », a-t-il recommandé. 

Dans tous les cas, il faut une éducation de tous afin d’éviter tous ces blasphèmes et d’espérer éradiquer vraiment la maladie. Cette intervention arrive alors qu’on annonce de cas d’enterrement nocturnes dans certains quartiers de la ville de Butembo. 

D’autres nouvelles faisaient étant d’inhumation des femmes enceintes car confirmées positives à Ebola. Cette dernière information n’a jamais été confirmée par les responsables de la santé.

Stanley Muhindo 

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